Un ogre de la littérature au Panthéon

C’est l’un des écrivains les plus prolifiques de l’histoire de la littérature. C’est aussi l’un de ceux qui comptent le plus de lecteurs. Il est l’auteur français le plus dans le monde. La célébration de la naissance d’Alexandre Dumas, le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (France), précède ce qui sera le point culminant des cérémonies du bicentenaire de l’auteur : le transfert de ses cendres au Panthéon.
«Avec ce geste, la République donnera toute sa place à l’un de ses enfants les plus turbulents et les plus talentueux (…) dont toute la vie fut au service de notre idéal républicain», avait dit en mars Jacques Chirac, alors président-candidat. La ville de Villers-Cotterêts s’était opposée au début au transfert des restes de Dumas au Panthéon. Ses habitants craignaient notamment de perdre un argument touristique de poids. Mais elle est revenue sur cette décision, on ne sait par quel argument. Au Panthéon, Dumas retrouvera son ami Victor Hugo.
Le Panthéon est un bâtiment qui sert d’Elysée à certains hommes.
La France témoigne par cet édifice sa reconnaissance à ses «grands hommes». «Dumas est plus que français, il est européen, il est plus qu’européen, il est universel. Il est l’un de ces hommes qu’on peut appeler les semeurs de civilisation», a écrit Hugo. Fils d’un général de la révolution, un mulâtre, Alexandre Dumas a connu, de son vivant, un succès considérable. Sa popularité lui a valu le mépris de certains intellectuels. Il recourrait souvent aux services de nègres pour écrire ses romans.
Ce «prodigieux fleuve narratif», comme l’a écrit son biographe Claude Schopp est un ogre de la littérature. Il comptait parmi ses fervents admirateurs Feu Hassan II qui a restauré la salle maure de son château à Marly-le-Roi.

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