«Un vrai Festival et une compétition réelle»

André Azoulay, conseiller de SM. le Roi et vice-président délégué de la Fondation du Festival international du film de Marrakech (FIFM), a confirmé mercredi son ambition de faire du festival de Marrakech «une manifestation sérieuse et la plus professionnelle possible».
Lors d’une conférence de presse donnée mercredi en début de matinée aux côtés de Pascal Toscan du Plantier, et Stephen Melchiori, respectivement président et directeur du festival, et Souhail Ben Barka, directeur général du Centre Cinématographique Marocain (CCM), il a dans ce sens souligné que le choix de la ville ocre n’obéit pas seulement à des exigences d’ordre exotique et où les invités viennent bronzer, mais qu’il s’agit d’un « vrai festival avec une compétition réelle». M.Azoulay a également annoncé le tournage en 2003 de deux mégaproductions américaines, à savoir: « Alexandre le Grand » avec un budget estimé à 150 millions de dollars, dont 60 millions de dollars investis au Maroc et « La dernière légion », avec un budget de 60 millions de dollars, dont 15 millions de dollars également investis dans le Royaume.
Pour sa part, Pascal Toscan du Plantier a rappelé que la volonté de SM le Roi de maintenir l’organisation de la première édition, dans les jours qui ont suivi les événements du 11 septembre 2001, a transformé cette manifestation en « un lieu de résistance ambitieux et symbolique ». Et de relever que le fait d’exposer des dizaines de films provenant de tous les horizons, de faire rencontrer des femmes et des hommes de création et de pensée, pour échanger librement leurs réflexions sur les pouvoirs et les responsabilités du cinéma face aux enjeux actuels, constituent le défi du festival de Marrakech.
Il a ajouté que l’un des buts assignés à ce festival est «de faire connaître le Maroc de 2002 dans toute sa diversité». Il revient donc aux Américains de rapporter dans leur pays une image du Royaume conforme à la réalité du monde arabo-musulman et rompre avec les idées préconçues. Cette manifestation est une occasion unique pour nous comprendre mieux, a-t-il ajouté. André Azoulay a tenu a souligner que la promotion touristique assignée à cette manifestation ne veut pas dire que la dimension cinématographique est reléguée au second plan. «C’est de cinéma qu’il s’agit d’abord et cette manifestation peut s’enorgueillir dans ce sens d’être l’égale de ce qui se fait de meilleur dans le monde». Par ailleurs, M. Azoulay a souligné que le budget global de cette manifestation s’élève à 2 millions d’euros, hors prestations et services – supportés en grande partie par les partenaires du festival. Il a fait part de son voeu d’inscrire l’événement dans une stratégie générale à même de lui assurer sa durabilité.

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