Une 4ème édition sous le signe de la maturité

Une 4ème édition sous le signe de la maturité

«Sorte de Davos culturel et spirituel, le Festival de la culture soufie permet d’explorer dans le temps et l’espace la richesse et la diversité de la culture soufie». C’est ce qu’a indiqué Faouzi Skalli président du Festival la culture soufie qui aura lieu du 17 au 24 avril à Fès. Artistes, chercheurs, universitaires, écrivains, intellectuels, et mystiques… viendront de quelque vingt pays pour partager leurs réflexions ainsi que des moments de convivialité artistique. Selon M.Skalli, ce festival a atteint sa vitesse de croisière et son concept s’exprime de manière plus claire lors de cette quatrième édition. «On a été très surpris de voir des centaines de festivaliers déjà inscrits pour assister au festival», a précisé le président du festival. Et d’ajouter : «On a aussi eu plein d’échos de cet événement de par le monde et des sollicitations pour faire des répliques du Festival de la culture soufie dans plusieurs autres pays notamment en Afrique comme le Niger ». Le programme s’articule autour de deux axes : le «Forum une âme pour la mondialisation» prévoyant diverses conférences, tables rondes et les concerts et soirées samaa. En introduction, est prévue samedi 17 avril, une conférence intitulée «Qu’est-ce que le soufisme» animée par Faouzi Skalli, suivie d’une conférence du célèbre sociologue français Edgar Morin ayant pour thème «Pour une poétique de civilisation». Y participent, entre autres, des personnalités telles que Bensalem Himmich, écrivain et ministre de la Culture et Mohamed Berrada ancien ministre des Finances et ambassadeur à Paris. Le titre de cette conférence est inspiré du concept d’Edgar Morin «Pour une politique de civilisation». Un concept utilisé malencontreusement par des politiciens, notamment le président Sarkozy. Dans cette conférence, «Pour une poétique de civilisation» peut ainsi se décliner en poétique sociale, c’est-à-dire un art de vivre touchant à des valeurs et des richesses immatérielles, mais qui sont tout de même concrètes et fondamentales pour toute civilisation. Le concert d’ouverture, «Chants extatiques» rassemble Shaykh Habboush, l’ensemble Al Kindi et Bekir Buyukbas (Syrie – Turquie). On note également la participation de plusieurs artistes tels que le couple de chanteurs maliens Amadou et Mariam (disciples de la tariqa Tijania) dans le café culturel «Art et spiritualité» vendredi 23 avril. Saïd Taghmaoui, l’acteur franco-américain d’origine marocaine abordera «la quête d’Ibn Batouta», personnage qu’il incarne dans son tout récent film en plein tournage. Il s’est avéré selon l’acteur que ce personnage a pu accomplir son voyage de par le monde grâce à ses escales d’une zaouïa à une autre. Ainsi il s’agit forcément pour Ibn Batouta d’un voyage spirituel. D’autres rendez-vous, des dizaines, avec des invités tout aussi prestigieux et des thèmes tout aussi pertinents sont à découvrir durant ce festival. Selon M. Skalli la programmation du festival n’est pas régie par des moments forts et d’autres moins, mais elle est conçue comme un tout cohérent où chaque rencontre a son importance.

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