Une alliance pour les artistes

Une alliance pour les artistes

ALM : Qu’est-ce qui explique le choix du ministère de la Communication en tant qu’interlocuteur de votre Alliance ?
Hassan Neffali : Cette réunion avait pour objectifs, d’abord, de permettre au ministre de prendre contact avec le nouveau bureau exécutif, ainsi que les différentes instances, de l’Alliance. Il a été également question des perspectives de collaboration entre le ministère de la Communication et l’alliance en matière des productions nationales qui dépendent de ce département, à savoir l’audiovisuel, qui comprend aussi bien le cinéma que les deux chaînes de télévision.
L’un des points les plus importants de cette réunion a aussi été celui du piratage et le rôle que doit jouer le Bureau marocain des droits d’auteur. L’occasion pour l’Alliance de rendre compte de la vision des professionnels marocains à ce sujet. Aussi bien la nouvelle loi sur l’audiovisuel que les questions de soutien à la création et aux créateurs marocains ont également été évoquées. Ceci, sachant que cette dernière question ne concerne pas uniquement le ministère de la Communication, mais aussi celui de la Culture.
Quelle est la particularité d’une telle réunion ?
La particularité de cette réunion est qu’elle revêt une double dimension. La première est liée au poids représentatif de l’Alliance qui fait office de porte-parole non pas d’un secteur déterminé, mais des treize instances et associations concernées par la chose culturelle et artistique, liguées au sein de l’alliance. Cela évite d’être dispersé tant au niveau de chaque secteur qu’au niveau des problèmes qui y sont liés. La deuxième dimension se rapporte à la formule institutionnelle, et non pas individuelle ou sectaire, aussi bien des revendications des artistes et créateurs marocains que du dialogue mené avec les organismes étatiques chargés des arts et de la culture. Ceci étant, l’alliance n’a nullement pour vocation de monopoliser l’action associative. Nous ne faisons pas office d’interlocuteurs uniques. Une démarche doublée d’une méthodologie d’action axée sur des idées et des mesures concrètes que nous allons proposer aux départements étatiques concernés.
Qu’en est-il de votre réunion avec le ministre de la Culture ?
Nous nous sommes réunis le lundi 8 novembre avec M. Achâari. D’ailleurs, nous allons conclure, ce jeudi, un partenariat avec le ministère de la Culture. Un partenariat dont les principaux points consistent en un soutien ministériel de nos activités et la mise en place d’une bourse qui sera à la disposition de l’Alliance.
Une bourse dédiée aux aspects sociaux qui concernent les artistes et créateurs qui n’ont pas de situation sociale stable, notamment en matière d’assurance maladie et de retraite.
Peut-on avoir une idée sur le montant de cette bourse ?
Il n’est question pour le moment que d’un accord de principe. Le montant sera fixé en fonction du nombre des bénéficiaires de ce projet. Un nombre que nous tentons actuellement de fixer, à travers un recensement -que l’Alliance mène – des personnes nécessiteuses d’un tel programme. C’est suite à ce recensement, et après qu’une société d’assurance ait établi la somme nécessaire, que le montant sera fixé et débloqué.
Des rumeurs circulent sur d’éventuels problèmes survenus lors de la constitution de votre Bureau exécutif. Qu’en est-il ?
Il n’y a eu aucun problème lors de la constitution de l’Alliance. Aussi bien lors de l’élaboration de la loi fondamentale et des statuts de l’alliance que de celle de la charte d’honneur, il y a eu plusieurs consultations et discussions entre les membres de l’Alliance, ce qui a donné lieu à plusieurs réformes desdits textes. Lors de la composition du Bureau exécutif de l’Alliance, on avait le choix entre deux formules. La première consistait à procéder par des candidatures et leur soumission à un vote. La deuxième a été celle d’établir une liste préparée par le comité préparatoire et sa soumission au vote de tous les membres de l’Alliance. Et c’est cette dernière option qui a été choisie, donnant lieu à une sélection à l’unanimité des membres du Bureau exécutif.
Parmi vos priorités, figure le phénomène du piratage. Comment comptez-vous vous attaquer à un problème structurel de la création artistique marocaine?
Nous allons procéder à la création d’une commission nationale, regroupant des membres de l’alliance qui aura la charge de mettre en place un programme d’action en la matière. Nous sommes conscients qu’une solution miracle à ce problème n’existe pas. Mais nous comptons bien allier nos efforts à ceux des instances en charge de ce dossier pour limiter son impact sur la création et sur les créateurs marocains.

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