Une ambiance d’enfer à l’ICF de Casablanca

Lundi dernier, une foule inaccoutumée se pressait devant la porte de l’Institut français de Casablanca. Les mines étaient graves et concentrées. C’est que l’événement est de taille : les gens étaient là pour participer aux éliminatoires de l’émission « Questions pour un champion ».
Cette gravité des visages s’explique par le trop de candidats qui se sont présentés à ces éliminatoires, et dont seulement quatre feront le voyage à Paris, au mois de mai, pour représenter le Maroc.
La salle de la médiathèque de l’ICF était littéralement archi-comble. 450 personnes ont occupé toutes les chaises disposées dans cette salle. Elles étaient serrées les unes contre les autres. Ce qui a fait dire à l’assistante de Julien Lepers, Patricia Gonzalez, quelques plaisanteries sur l’esprit fair-play du jeu et le fait qu’il ne faut pas jeter des coups d’oeil sur la copie de son voisin.
Armés de stylos et de copies comportant des numéros et des espaces vides pour les réponses, les candidats ont posé plusieurs questions à cette femme. Ils semblaient prendre du plaisir à retarder le commencement du jeu. Rien à faire. L’épreuve a commencé, et au bout de ce premier test, 60 candidats seulement ont été retenus. Les autres ont eu pour consolation une belle surprise : l’apparition de Julien Lepers.
Il a été ovationné. Il a dit deux mots de consolations aux candidats malheureux et a distribué des photos dédicacées. L’homme qui voulait surprendre les candidats a lui-même été étonné, parce que pour la première fois dans l’histoire des éliminatoires de l’émission, un candidat a répondu, sans faute, à toutes les questions. Le candidat en question est une femme. Elle s’appelle Mériem Zhiri, et l’on peut s’attendre de sa part à une belle représentation de notre pays.
Elle fait effectivement partie des candidats qui ont réussi toutes les épreuves. Elle fera le voyage à Paris en compagnie de Yacine Oulamine, Abdelkhalek Dakiy et Najia Lattaoui. Par ailleurs, à l’issue de ces éliminatoires, plusieurs personnes étaient déçues. Parmi les plus malheureuses, comptent celles qui sont venues d’Oujda, Sidi Kacem ou Agadir. Mais il faut toujours des perdants pour qu’un jeu soit.

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