Une exposition dédiée à sa «période africaine» : A la rencontre de Mohammed Kacimi au MuCEM de Marseille

Une exposition dédiée à sa «période africaine» : A la rencontre de Mohammed Kacimi au MuCEM de Marseille

Le MuCEM de Marseille consacre une exposition en hommage au grand peintre marocain Mohammed Kacimi. Baptisée «Kacimi – 1993-2003, une transition africaine», cette exposition qui se déroule jusqu’au 3 mars 2019 se focalise sur les dernières années de la vie de l’artiste et sa «période africaine».

«C’est une période majeure. Kacimi est avec le temps de plus en plus heurté par ce qu’il découvre, par ce que le monde lui semble devenir. Il agit en tant qu’artiste, en quelque sorte par refus. Il se prête à une vie dont il sait qu’elle va lui échapper à brève échéance. Il y a urgence. Avec la Grotte des temps futurs, il se donne pleinement l’occasion de mettre en place la nouvelle forme de son œuvre et d’exprimer «le monde qu’il a en tête», son humanité et ses angoisses. Sa maturité artistique s’épanouit totalement au moment où elle s’accorde avec la prise de conscience de son africanité», explique à ce sujet Nadine Descendre, critique d’art et commissaire de l’exposition.

L’un des artistes-peintres ayant marqué l’histoire de la peinture marocaine, les œuvres de Kacimi sont porteuses de messages et de multiples interrogations. «Mohammed Kacimi est l’un des plus importants plasticiens marocains d’après-guerre. Artiste novateur et engagé, instigateur et témoin principal de la mondialisation de l’art contemporain arabe, il a largement influencé l’évolution de la scène artistique de son pays, et servi de modèle à nombre de jeunes artistes maghrébins aujourd’hui internationalement reconnus», souligne le MuCEM.

De ce fait, cette exposition donne à voir les œuvres de Kacimi dont la série «Le temps des conteurs». Elle propose des archives (manuscrits, textes, dessins, photographies et vidéos) dans une salle dédiée. «Elle présente des notes, des documents administratifs et épistolaires, des croquis, des dessins, des éditions, des photographies, qui nous donnent des indications jusqu’à cette décennie 1993- 2003, la plus foisonnante et la plus productive de Kacimi, celle de «l’éclatement africain», précise le musée marseillais.

A travers une sélection d’œuvres exemplaires et de documents d’archives significatifs, cette exposition révèle le rôle déterminant joué par ce plasticien, véritable passeur ayant permis aux nouvelles générations d’artistes issues du monde arabe de sauter le pas vers une contemporanéité nouvelle, nourrie par ses propres ancrages culturels : «une transition africaine».

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