Une Marocaine à Venise

Une Marocaine à Venise

«Open Asia» est le nom de l’exposition internationale des sculptures et des installations. Cette année les organisateurs en sont à la 7ème édition qui est organisée à Venise du 1er septembre eu 10 octobre prochain. Cette exposition se déroule en marge de la 61ème exposition internationale d’art cinématographique.
En tout, 43 artistes provenant de 23 pays ont été choisis pour présenter leurs oeuvres à la 7ème édition de l’Open Asia. Parmi ces artistes figure la plasticienne marocaine Fathiya Tahiri. Cette dernière participe à l’exposition avec une installation intitulée : «Camouflage ou guerre et mensonge». D’une dimension de 160×120 cm sur un socle de 250×150 cm,  »Camouflage ou guerre et mensonge » est à base de divers matériaux tels que le bois, l’acier, l’argile ou le cristal.
Le socle supportant l’oeuvre est couvert en grande partie de couleurs rouge, mordoré, violet, noir et orange dont le mélange, laissant de petites espaces au blanc, peut selon les observateurs, symboliser les drames des guerres qui ont ensanglanté la Terre.
Cette plate-forme donnera naissance à une tour vasculaire de quatre sphères en céramique au sommet de laquelle trône un bocal contenant des perles en cristal de couleurs radieuses. Des couleurs, laissant deviner que, malgré les malentendus et les déchirements de l’histoire, l’humanité a tout de même réussi à créer une civilisation universelle ayant évolué lentement, et parfois douloureusement. La tour inclinée est soutenue par une fourche ayant un ressort comme structure de base. Un autre ressort croît de l’autre côté de la tour, sur l’ange ouvert vers l’espace, donc vers l’avenir et vers tous les espoirs.
Expliquant les raisons qui ont été derrière l’invitation de Fathiya Tahiri à cette manifestation culturelle internationale, Paolo De Grandis, directeur de l’exposition estime qu’elles sont dues au parcours artistique singulier de la plasticienne marocaine depuis ses études d’architecture jusqu’en 2002. Année où elle avait exposé ses oeuvres, inspirées des bijoux marocains, au musée Correr de la ville flottante. Dans ce cadre, il déclare: «C’est lors de cette exposition que je fus frappé par son génie créateur et par son inspiration artistique », écrit Paolo De Grandis dans sa présentation de Fathiya Tahiri. Enfin, cette rencontre culturelle internationale semble être «le fruit d’un dialogue entre l’Occident et l’Orient» qui pourrait favoriser les échanges entre les jeunes plasticiens de divers pays. Un échange qui ne peut être qu’enrichissant pour les artistes en quête de nouvelles expériences en vue d’évoluer.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *