Une Marocaine dans la ferme-célébrités

Une Marocaine dans la ferme-célébrités

ALM : Avec quel sentiment êtes-vous rentrée après avoir passé un mois sous la caméra de «Nagham TV» ?
Hanane El Fadili : C’est vrai que j’ai toujours eu un contact direct avec la caméra, seulement là c’était très différent. Au début du tournage, c’était plus difficile. Il fallait s’habituer à un mode de vie très rigoureux : se réveiller à 6h30 sous l’œil de la caméra, prendre une douche à l’eau froide, faire sa toilette… On devait également travailler ferme pour manger : traire les vaches, chercher de l’eau aux alentours de la ferme « Alwadi », située au milieu des montagnes…
Je devais également faire l’effort de côtoyer des célébrités arabes dont j’entendais parler mais que je ne connaissais pas personnellement, affronter des caractères, des mentalités et des cultures qui sont différentes des miennes… A côté de tout cela, il fallait supporter le regard de la caméra et accepter de laisser d’autres pénétrer dans votre intimité…
Mais avec le temps, j’ai commencé à m’adapter, j’ai oublié qu’il y avait une caméra… J’ai réussi à créer des liens très forts avec les 14 célébrités avec lesquelles je devais vivre.

Sollicitée pour deux mois et demi de tournage, vous n’avez pu finalement passer qu’un seul mois dans la ferme « Alwadi ». Aviez-vous des difficultés à suivre ?
Je suis partie pour 25 jours la première fois, je suis tombée malade à cause du manque de nourriture. J’ai demandé aux responsables l’autorisation de rentrer dans mon pays pour me reposer ; un mois plus tard, je suis retournée au Liban pour poursuivre mon aventure dans la ferme. Mais cette fois en tant qu’invitée, pas en tant que candidate…

Pourriez-vous nous raconter l’un des épisodes qui vous aura le plus marquée pendant votre séjour dans « Alwadi » ?
Au début de mon séjour dans «Alwadi», le seul vrai ami que j’ai trouvé parmi mes collègues était le réalisateur émirati Abou Abed. J’étais en train de rigoler et chanter avec lui « Yak a jarhi » de Naïma Samih quand Ghassan Al Moula, célèbre mannequin libanais, est arrivé pour me demander, d’un ton autoritaire, d’aller laver la vaisselle. Le problème de ce monsieur est qu’il adorait se montrer devant la caméra, alors il a voulu me faire une scène en me criant dessus. Pour ma part, je n y suis pas allée avec le dos de la cuillère, je suis partie le voir aussi sous l’objectif de la caméra pour lui demander: «De quel droit oses-tu donner des ordres aux autres?»… Et c’était parti pour une longue prise de bec… Costaud, ce mannequin faisait peur à tout le monde… Après, on est venu me dire comment j’ai osé lui tenir tête. Cette dispute, en mettant à l’épreuve mon courage, a eu le mérite de tisser de très bonnes relations avec ce Libanais…

C’est quoi pour vous une téléréalité ?
C’est accepter d’abord d’être filmé 24 heures sur 24, accepter que les gens partagent votre intimité, savoir à quel moment il faut se fâcher quand vous êtes agressé verbalement par l’un de vos collègues… Même dans sa vie normale, on a parfois envie de ne parler à personne… Dans ce genre d’émission, on peut certes prendre son temps mais tout en sachant qu’on est filmé. On ne peut pas être tout le temps soi-même. En ce qui me concerne, -Dieu merci-, j’ai pu vivre une vie très normale, ce qui a plu au public libanais, sans oublier les téléspectateurs des pays du Golfe qui m’ont envoyée des SMS flatteurs…
 
En quoi « Alwadi » est-elle différente de « Star-Academy » ?
La Star-Academy avait pour objectif de fabriquer des célébrités, alors que « Alwadi » met en contact des gens qui sont déjà connus dans leurs pays.
A «Star-Academy», on est nominé pour le chant, mais à «Alwadi» on l’est parce qu’on a pu affronter des conditions de vie difficiles et montré qu’on savait laver son linge, faire sa vaisselle…

Quel a été le véritable objectif de «Alwadi» ?
L’objectif de cette émission était de montrer comment des stars venant de différents pays allaient affronter des conditions très difficiles : la canicule, l’eau froide, le manque de nourriture…

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