Une semaine de la mode à Casablanca

Une semaine de la mode à Casablanca

Après Marrakech, c’est au tour de Casablanca d’abriter la deuxième édition de « la semaine de la mode  By Caftan». Cette manifestation aura lieu du 11 au 15 mars au complexe Touria Sekkat.
Cette semaine de la mode a été créée l’année dernière pour accompagner l’événement Caftan lancé en 2002. « Nous avons voulu faire de cette manifestation, une sorte de pépinière pour les jeunes talents et promouvoir le prêt-à-porter» déclare l’instigatrice de cet événement, Aïcha Sakhri, par ailleurs, rédactrice en chef du magazine «Femmes du Maroc». Durant cinq jours, de nouveaux noms dans l’univers de la mode défileront pour dévoiler leurs créations. Certains participants ont déjà marqué leurs griffes et prouvé leurs talents en faisant partie des précédentes éditions de Caftan. Parmi ces noms, figurent Zahra Yaagoubi, Zineb Souissi, Meriem Kettani et Valérie Navarro pour ne citer que celles-là. Ces stylistes présenteront au public, leurs toutes dernières collections de prêts-à-porter les 11 et 12 mars. Ils traceront ainsi le chemin à treize jeunes talents sélectionnés parmi plus de soixante candidats. Rkia Ait Blal, Aicha Sidqui, Hicham Belmekki et Réda Boukhelef font partie de ces talents dits «prometteurs». «Des défilés individuels sont prévus pour permettre au jury composé des rédactrices mode de notre magazine de sélectionner au final cinq stylistes», ajoute Aicha Sakhri. Les cinq gagnants auront ainsi la chance de préparer d’autres créations Haute Couture pour participer à Caftan 2006 prévu pour le mois de mai prochain. Cet événement évolue d’année en année vers des déclinaisons nouvelles. Des motifs, des matières et des coutures modernes font de plus en plus leur entrée sur scène. « Notre but est de montrer l’évolution du Caftan et de s’inscrire de plus en plus dans la modernité», explique la rédactrice en chef de l’hebdomadaire féminin. Lors d’une conférence de presse à Casablanca, celle-ci a défendu l’idée d’un Caftan jeune et surtout moderne qui pourrait s’exporter à l’étranger. Par ailleurs l’idée de valoriser la tradition, de lui rendre hommage n’est pas en reste. Ceci, sachant que ce sont les petites mains magiques des artisans traditionnelles qui sont détentrices du secret du patrimoine du Caftan marocain. Une idée partagée par le directeur de la rédaction du même magazine, Nassr Eddine Laafrit.  «Nos artisans ont créé un gisement extraordinaire de savoir-faire en matière de caftan, un savoir-faire souvent délaissé et oublié». Cette dure réalité pourrait peut-être pousser les organisateurs de Caftan à installer une sorte de plate-forme de réflexion sur les métiers d’art. Une occasion de créer une passerelle entre les jeunes talents et les artisans traditionnels. «Ce n’est pas prévu pour cette année, mais nous y penserons pour les autres éditions à venir». Côté industrialisation des créations marocaines, c’est un domaine encore nouveau au Maroc mais très prometteur. «Nous sommes encore loin d’avoir au Maroc un véritable marché de la Haute Couture, mais c’est quelque chose de très envisageable. Qui sait, nos stylistes pourront sûrement posséder leurs propres enseignes et avoir pignon sur rue», souligne Nasr Eddine Laafrit. Une invitation au rêve.

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