Vente aux enchères de la CMOOA au profit de l’association «Sourire de Réda»: L’art au profit des grandes causes

Vente aux enchères de la CMOOA au profit de l’association «Sourire de Réda»: L’art au profit des grandes causes

L’événement est important à plus d’un égard. Au-delà du fait que c’est l’un des happenings artistiques les plus attendus de la saison, avant l’été, ce rendez-vous marque aussi la 50ème vente aux enchères de la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art (CMOOA), gérée par Hicham Daoudi, grande figure des arts et de la culture au Maroc et ailleurs. 

Ce vernissage comporte donc une vente aux enchères unique en son genre puisqu’elle est montée de toutes pièces au profit d’une association qui fait un travail remarquable au quotidien. Il est question de l’Association «Sourire de Réda», présidée par Meryeme Bouzidi Laraki. Cette soirée est également marquée par la présence de grands noms des arts plastiques au Maroc, comme Abdelkrim Ouazzani et Mahi Binebine.

C’est simple, pour marquer cette date, Hicham Daoudi, à son habitude, voit grand, et met les petits plats dans les grands, pour faire de cette rencontre un réel moment de partage, de soutien, de solidarité où l’art remplit sa fonction de levier social et de moteur d’échange et de progrès humain.

Pourquoi donc associer ce rendez-vous de la cinquantième vente à l’association «Sourire de Réda». Les choses sont simples pour Hicham Daoudi : «Il y a quelques années, alors que je devenais père de famille pour la seconde fois, je me rappelle avoir été très ému par l’histoire du jeune Réda, et de son geste ultime pour cesser de vivre. J’ai suivi par la suite les actions et le formidable élan initié par un collectif de «mamans» courageuses pour lutter contre ce mal-être chez les adolescents pour prévenir et empêcher pareil acte.

De mon point de vue, il est important de s’engager aux côtés d’une telle association car nos sociétés sont de plus en plus anxiogènes et enferment parfois les plus sensibles d’entre nous dans un sentiment d’insécurité et de désespoir». 

C’est donc une œuvre admirable que de se porter au chevet de tous ces adolescents en souffrance. Il faut aider ces mamans qui travaillent dur pour alerter l’opinion publique, écouter les maux des parents et aider les enfants à dépasser l’insécurité pour éviter l’extrême violence de vouloir en finir avec la vie. Pour Meryeme Bouszidi Laraki, «depuis 2009, la mission de Sourire de Réda est d’aider les jeunes en souffrance à sortir de l’isolement et prévenir le suicide». Et si le suicide est la deuxième cause de mortalité dans le monde après les accidents de la route, il ne faut pas se leurrer, le Maroc n’est pas épargné par un tel phénomène.  D’où l’importance de telles actions comme celle de la CMOOA. D’où l’urgence de parler de ce type de rencontre, d’aider les familles en ouvrant le débat sur le suicide dans une société comme la nôtre où les valeurs de la  cohésion  familiale  sont toujours présentes et il n’est jamais suffisant de la rappeler ô combien nous sommes tous appelés à préserver cette cohésion de notre tissu social.

Samedi 30 mai 2015 à 16 h. à la CMOOA, 5, rue
Essanaani. Quartier Bourgogne, Casablanca.

 

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