Vincent Melilli : Directeur de l’École supérieure des arts visuels de Marrakech

Vincent Melilli : Directeur de l’École supérieure des arts visuels de Marrakech

ALM : Quel est l’objectif des rencontres qui se tiendront du 17 au 19 novembre sur l’industrie du film ?
Vincent Melilli : Ces rencontres ont pour objectif de permettre aux professionnels de l’industrie du film au Maroc, en Tunisie, au Liban et en Europe de se rencontrer, d’échanger sur leur pratique et d’envisager des collaborations sur des projets. Le fait que ces rencontres se passent dans une école de cinéma en présence des anciens étudiants et des étudiants sortants va inciter les professionnels à se projeter dans l’avenir et à se demander à quoi ressemblera leur métier dans cinq ou dix ans.

Ces rencontres seront organisées en partenariat avec l’Institut supérieur des arts multimédia de la Manouba et l’Académie libanaise des beaux-arts. Comment est née l’idée de ce partenariat?
Ce partenariat est né du désir de créer des opportunités de collaborations. En mettant en place une plate-forme d’échanges au niveau des écoles de cinéma, cela permettra de tisser des liens entre les futurs jeunes professionnels qui faciliteront les échanges quand ils seront en pleine activité.

Comment expliquez-vous le choix de la thématique de l’événement ?
L’industrie du film a traversé et traverse encore une véritable révolution depuis l’arrivée du numérique. La copie 35 mm est en train de disparaître et la chaîne de fabrication a totalement changé lors des dix dernières années. Cela a des incidences capitales sur la manière de produire les films et de les fabriquer et par conséquent sur la manière de former les futurs professionnels. Nous voulons, au cours de ces rencontres, envisager l’avenir avec des professionnels d’origine et d’expériences différentes.  Une des questions centrales sera : Comment la multiplication des médias de diffusion et notamment Internet peut-elle être une nouvelle opportunité de développement pour l’industrie du film au sud de la Méditerranée?

Comment évaluez-vous l’avenir de l’industrie du film dans les pays du Sud de la Méditerranée ?
Les écoles de cinéma sont très jeunes dans ces pays.  Je pense que la génération qui aura été formée dans ces écoles portera une nouvelle dynamique dans les prochaines années et que la voix de cette région du monde sera entendue, portée par ces médias qui jouent un rôle fondamental dans l’évolution des sociétés.

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