Vivendi Universal espère…

Dans un communiqué, le groupe dirigé depuis mercredi par Jean-René Fourtou a assuré être «en négociation active avec ses principales banques pour traiter le problème de liquidité court terme tel qu’il a été exposé à l’issue du Conseil d’administration du 3 juillet 2002».
«La société espère conclure un accord très rapidement», a ajouté Vivendi, alors que l’agence de notation financière Moody’s avait averti un peu plus tôt qu’elle pourrait à nouveau abaisser la note de la dette à long terme du groupe s’il ne résout pas très rapidement son problème de liquidités.
Dès sa nomination, le nouveau PDG de VU avait constaté l’existence d’une «crise de liquidités à court terme» au sein du groupe, mais s’était dit «convaincu» de trouver rapidement des remèdes.
Le deuxième groupe mondial de communication pâtit d’une dette de 19 milliards d’euros pour ses seules activités médias. Il avait affirmé la semaine dernière disposer de 2,8 milliards d’euros de liquidités à court terme, mais devoir faire face à des échéances de 1,8 milliard d’euros d’ici fin juillet.
Ragaillardi par l’annonce d’un possible accord avec les banques, le titre VU grimpait lundi matin à la bourse de Paris, après avoir ouvert en baisse. A 12h45, l’action gagnait 1,76% à 17,31 euros.
Concernant le dossier sensible des cessions rapides que VU va devoir faire afin de se désendetter, au risque de brader certains actifs, la presse du week-end a indiqué que le groupe britannique Vodafone serait prêt à offrir 4,7 milliards d’euros pour acheter la part de 44% que VU détient dans l’opérateur français de téléphonie Cegetel.
Cegetel est détenu à 44% par VU, 15% par Vodafone, 26% par le britannique BT et 15% par l’américain SBC Communications. SFR, le deuxième réseau français de téléphonie mobile, est de son côté détenu à 80% par le groupe Cegetel et à 20% par Vodafone.
Ni Vodafone ni Vivendi Universal ni Cegetel n’ont souhaité commenter l’information, mais le prix proposé est bien inférieur aux estimations des analystes, qui évaluent la part détenue par VU dans Cegetel entre 6 et 8 milliards d’euros.
« C’est un prix ridiculement bas », a-t-on commenté de source française proche du dossier.
Vodafone aurait demandé aux banques d’affaires qui le conseillent, UBS Warburg et Goldman Sachs, de sonder à ce sujet M. Fourtou. Son prédécesseur, Jean-Marie Messier, ne souhaitait pas vendre Cegetel.
Début mai, Christopher Gent, le directeur général de Vodafone, avait assuré que son groupe était prêt à prendre le contrôle du français SFR « si l’opportunité se présente ». De leur côté, SBC et BT ont indiqué qu’ils étaient prêts à vendre leurs parts si le prix d’achat leur convenait.

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