Vous ne verrez plus jamais les blondes du même oeil

Vous ne verrez plus jamais  les blondes du même oeil

En voilà une auteure qui, au-delà du rose qu’elle a choisi pour la couverture de son recueil et du titre «Post Blonde» qui lui ôte une assez grande partie de sa «rigueur», a l’intelligence de nous faire revivre autrement les 3 années écoulées. Entre un premier roman nostalgique, triste et tripale titré «La peau des fantômes» et un prochain qui sera policier, Valérie Morales-Attias s’essaie à une nouvelle forme d’écriture. Plus légère certes, mais intéressante. Elle serait peut-être même la première à l’avoir fait. Pour «Post Blonde», l’écrivaine et journaliste a fait de ses posts sur le réseau social Facebook son unique matière d’écriture. On parle aussi bien politique, religion que vie de famille. ALM a eu l’occasion de la rencontrer jeudi 7 mai dans le cadre des Escales littéraires du Sofitel. Découverte

Décrire son œuvre sans la rencontrer aurait pu être réducteur. Valérie Morales-Attias est une de ces personnes qui vous transcende par sa sensibilité et surtout sa spontanéité. Elle ne vous dira pas «je suis de gauche» parce que quasiment tout son entourage l’est. Elle vous dira plutôt, «je ne suis pas de gauche, ce n’est pas moi», faisant allusion à son confort dans le mode de vie qu’elle mène. Elle dira qu’elle trouvait Caroline Fourest d’un grand intellect sans omettre de dire qu’il s’agit là, entre autres critiques, d’une islamophobe. Dans son recueil, elle revient sur des évènements qui ont marqué non seulement son quotidien mais celui des Marocains, voire de l’humanité. Le printemps arabe, l’affaire Daniel Galvan, et même Sarkozy n’échappe pas à ses réflexions. Des prises de position, des coups de gueule ou même des anecdotes personnelles, on en trouve dans «Post Blonde» dans un moule satirique qui vous donne le sourire mais vous laisse surtout réfléchir.

Fidèle à sa première casquette de journaliste, Valérie aborde les sujets qui lui tiennent à cœur, sur Facebook, avec beaucoup de rigueur de forme. Chose qui réduit considérablement l’effort de réadaptation des textes pour un format «recueil». D’ailleurs, ces chroniques n’ont pas été modifiées, elles ont juste été sélectionnées. «C’est ma fille de 18 ans qui a fait la sélection des statuts facebook sur les trois dernières années», nous apprend-elle. «Post Blonde» est une chronique vivante de trois ans de présence sur Facebook. Le titre fait allusion aux posts deFacebook mais également à ce qui se cacherait derrière son apparence qui, vous l’aurez compris, est blonde.

 

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