VSD fête ses 25 ans d’aventure, de glamour et d’impertinence

L’hebdomadaire VSD a fêté jeudi dernier avec un numéro exceptionnel ses 25 ans d’aventure, de scoops, de glamour, d’impertinence. Pagination augmentée (148 pages), prix légèrement en hausse (3 euros), ce numéro-anniversaire est de grande taille (240 X 340), identique au format d’origine de VSD (Vendredi, Samedi, Dimanche).
Ce numéro s’ouvre par un extrait des Mémoires de Maurice Siégel disparu en 1985 où il raconte comment en 1974, sous la pression de Jacques Chirac, alors Premier ministre, il a été viré d’Europe 1. Trois ans plus tard, avec les indemnités d’Europe 1, il crée VSD. Dans un édito, Christian Moguérou, rédacteur en chef, estime que VSD n’aurait jamais sans doute existé sans Jacques Chirac. 9 septembre 1977: Isabelle Adjani est à la Une du premier numéro.
Au sommaire de ce numéro 1.317, une couverture mosaïque d’une centaine de couvertures et la signature d’une pléiade de people, qui déclinent 25 ans de liberté (Leonardo DiCaprio), 25 ans de style (Jean-Paul Gaultier), 25 ans de saveurs (Alain Ducasse), 25 ans d’écologie (Nicolas Hulot), sans oublier Bono ou PPDA…VSD publie également un inédit en France, les confidences d’une maîtresse grecque de Saddam Hussein. Le numéro restera en kiosque un mois. En cadeau, un calendrier (détachable) de belles déshabillées Pirelli et l’horoscope des 25 prochaines années.En février 1996, VSD est racheté par le groupe Prisma Presse.
Pour Christian Moguérou, les valeurs du titre se résument à « aventure, décalage, volonté de traiter l’actualité autrement, d’être un peu plus impertinent ». « Depuis quelques mois, on a fait évoluer la maquette, renoué avec l’investigation. On a la volonté de remettre du reportage, de l’image, de retourner sur le terrain, de revenir aux origines, ce numéro étant le parachèvement de quelque chose ». « Il y a eu beaucoup de formules de VSD, il fallait essayer de concurrencer Match.
Finalement, il faut faire VSD. L’esprit de VSD était très novateur à l’époque. On reprend le flambeau, pour en refaire l’hebdo générationnel qu’il a été dans les années 80. On vise une génération qui ne se retrouve pas dans L’Express ou un autre hebdo et qui trouve dans VSD, l’insolent de la bande, un ton, une impertinence. Le titre revendique en France une diffusion payée de 214.474 exemplaires, en légère baisse de 1,2%. Précurseur, VSD a parlé du mariage homo en 1986, des salaires féminins en 1983 et de Ben Laden en 1997.

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