«Wahdaka» de Samira Farji interprété par la Libanaise Ghada Choubir

«Wahdaka» de Samira Farji interprété par la Libanaise Ghada Choubir

C’est pour la première fois qu’une artiste arabe interprète un texte d’une poétesse marocaine

La poésie de l’auteure marocaine Samira Farji vient d’être interprétée par la chanteuse libanaise Ghada Choubir. Le choix de cette artiste a été pris au moment où d’autres prétendent l’inexistence de poèmes à adapter en chansons. 

Pour interpréter la poésie de Samira Farji, la chanteuse à la voix d’opéra a opté pour le texte « Wahdaka » (Toi seul). Un poème qui figurera dans le quatrième recueil de la poétesse considérée parmi les voix poétiques classiques rares. Elle compte déjà à son actif trois recueils de poèmes. Samira Farji a également brillé en poésie. Ce qui lui a valu, lors des dernières années, le titre de la dame de l’année à Fès.

Aux yeux du Docteur Abbas El Jirari, cette poétesse est unique. A son sens, elle maîtrise le poème classique du vingt-et-unième siècle. Il l’a d’ailleurs qualifiée de «planète qui illumine notre firmament».

A son tour, l’écrivain et diplomate yéménite, Docteur Abdelouali Echemiri, a indiqué à l’adresse de la poétesse : «tu as dépassé la poésie de Kais et Laila ainsi que celle de  Kuthayyir et Azza, voire les poètes amants qui viennent après ton ère. A travers ce poème, tu deviens princesse de la poésie classique rimée et délicate».

C’est d’ailleurs ce qui vaut à Samira Farji l’appréciation du public à toute occasion marquée par la lecture de ses poèmes. La dernière en date remonte au Festival des poètes marocains à Tétouan auquel elle était invitée aux côtés des poètes Abderrafie Jouahri et Amal El Akhdar, mis à l’honneur.

Ainsi, la poésie de l’auteure d’origine oujdie s’est forgé une forte renommée à l’est de la Méditerranée. Grâce à cette poésie, l’Orient chante pour le Maroc. C’est d’ailleurs la première fois qu’une artiste arabe interprète un texte d’une poétesse marocaine.    

Quant à la Libanaise Ghada Choubir, elle est lauréate de l’Université Saint-Esprit de Kaslik. Elle a obtenu un master en sciences musicales et un diplôme en chant oriental. Elle est considérée comme l’une des brillantes chanteuses en musique traditionnelle orientale. Elle a également décroché en 2007 le BBC Music Award dans la région Mena pour son album «Mouachahates». Comme elle a animé un grand nombre de concerts et a pris part à plusieurs festivals internationaux.

Voici une traduction de quelques vers du poème «Wahdaka» (Toi seul) de Samira Farji:

La souffrance m’a attristée

Ne sais-tu pas, compagnon de l’âme,

Que j’ai ingurgité des étincelles

De la boisson la plus succulente.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *