«Whatever Lola wants» à l’affiche

«Whatever Lola wants» à l’affiche

Le dernier film de Nabil Ayouch, «Whatever Lola wants», a été projeté mercredi à Casablanca en avant-première au cinéma Mégarama. «L’Orient et L’Occident sont deux mondes, certes, que beaucoup sépare, ou que l’on veut séparer. Ces deux mondes ont leurs différences, leur culture, leur histoire. À travers les siècles, ces histoires se sont croisées, des échanges et des transmissions de savoir et d’art ont eu lieu. J’ai voulu faire un film où l’humain retrouve sa vraie place au cœur de cette problématique identitaire qui préoccupe ces deux mondes», déclare le réalisateur, Nabil Ayouch.
Dans ce nouvel opus (1h55 mn, co-produit par Pathé et Ali n’Productions), Nabil Ayouch, à l’instar de ses héroïnes Lola et Ismahan, réunies à la croisée des chemins entre Orient et Occident, plaide en effet pour le rapprochement entre ces deux pôles de civilisation dans le monde. Lola, jeune new-yorkaise vivant de ses modestes revenus de factrice tout en rêvant de devenir un jour danseuse, découvre grâce à son meilleur ami Youssef, égyptien installé à New York, l’histoire d’Ismahan, star de la danse orientale et véritable légende vivante au Caire. Un jour, elle croise le regard de Zackaria, un expatrié originaire d’Egypte.
L’idylle tourne cepndant et très rapidement court quand ce dernier prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre au Caire. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le rejoindre. Là-bas, déçue par l’accueil de la famille de Zackaria autant que par l’attitude du jeune homme, elle décide de retrouver la fameuse danseuse Ismahan pour ensuite la convaincre de lui enseigner son art. «Quand Lola transmet à Ismahan sa passion pour la vie, elle la ramène dans un présent fait d’espoirs et lui permet de redécouvrir ce qu’elle avait enfoui de plus beau en elle. Lola et Ismahan nous racontent une histoire simple, la rencontre de deux femmes de cultures différentes dont les destins sont liés», explique Nabil Ayouch. Les premiers rôles de ce film, sont campés par Laura Ramsey, Carmen Lebbos et Assaad Bouab. «Laura a été choisie après un casting de plusieurs mois. Parmi les centaines d’actrices que j’ai vues, elle était la seule qui n’avait jamais pris de cours de danse mais quelque chose m’a immédiatement touché chez elle. Laura avait une espèce de fêlure dans le regard, quelque chose qui la rendait fragile à l’extrême et vraie dans ce qu’elle dégageait», déclare le réalisateur. 
Outre les acteurs internationaux et arabes comme Meryem Fakhreddine, cette réalisation réunit également des acteurs marocains, notamment Sanaâ Akroud, Abdellatif Khamouli ou encore Abderrahim Bergach. Né en 1969 à Paris, Nabil Ayouch commence d’abord par la publicité en 1992 et signe la même année son premier court-métrage «Les pierres bleues du désert» avec Jamel Debbouze. En 1997, il réalise son premier long-métrage «Mektoub», premier film à représenter le Maroc à l’Académie des Oscars, puis il tourne quatre ans plus tard son deuxième long métrage à succès «Ali Zaoua».

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