«Wings of Africa» : Quand l’art africain survole les frontières

«Wings of Africa» : Quand l’art africain survole les frontières

La RAM habille le ciel des couleurs de l’Afrique

C’est dans le décor majestueux et intemporel du Palais Dar El Bacha, récemment rénové, qu’ont été présentées, mardi, les trois œuvres qui habilleront les avions de la RAM. La Royal Air Maroc s’engage résolument dans l’art contemporain marocain et africain. La magie du lieu conjuguée à cette exposition artistique haute en couleur a éclairé les pavillons du Palais Dar El Bacha au cœur de la ville ocre. Des œuvres comme pour raconter l’espoir d’un continent riche par son histoire et sa culture. Outre les œuvres des dix artistes sélectionnés par le jury présidé par Mehdi Qotbi, Dar El Bacha abrite par la même occasion les œuvres d’autres artistes dont Mahi Binebine.

Au cours de cette cérémonie, le président de la RAM a souligné : «Nous essayons de transporter des œuvres magnifiques un peu partout dans le monde. Cela s’est fait d’abord à travers un concours où nous avons eu près d’une centaine de dossiers, suite à une présélection rigoureuse». Et d’ajouter que cette exposition «montre tout d’abord l’ancrage africain. Cela démontre aussi notre capacité en tant que compagnie aérienne à nous mobiliser tous au profit de l’art et c’est aussi une manière pour nous d’innover. C’est une première et ce ne sera pas la dernière puisque l’impact est positif, ces avions seront vus par des millions de passagers partout dans le monde».

Questions à Boko la Griffe, artiste camerounais

boko-la-griffe-artiste-camerounaisQu’est-ce que cela vous fait de voir votre œuvre survoler les cieux de l’Afrique ?

C’est un sentiment de joie, je suis vraiment content parce que ce n’est pas tous les jours que cela arrive, mon œuvre sur un avion c’est une belle chose, c’est même extraordinaire. J’en ai parlé à mes enfants, ils sont contents. J’aime ce pays.

Qu’est-ce qui a inspiré votre œuvre ?

J’ai travaillé mon œuvre en pensant à un message d’espoir, parce que pour moi professionnellement ce concours vient comme pour me redonner de l’espoir. En travaillant mon œuvre j’ai pensé aussi que cela pouvait donner de l’espoir aux autres grâce aux couleurs, leur agencement et tout ce que j’ai utilisé pour représenter l’Afrique.

Et de poursuivre que pour la RAM cette expérience «est le premier pas dans le monde de l’art en dehors de la musique et du cinéma, je pense qu’il y aura d’autres initiatives dans ce sens». Avant de préciser que le  choix de lancer cette initiative pendant la COP n’est pas anodin puisque la thématique Afrique est au cœur des initiatives marocaines en faveur de l’environnement.

Quant à Mehdi Qotbi, il a assuré que «la RAM est aujourd’hui partie prenante de toute la culture dans sa globalité». Au sujet de Dar El Bacha, le directeur de la Fondation nationale des musées du Royaume du Maroc a précisé que ce lieu est ouvert pour la première fois après avoir été restauré».

L’exposition se poursuit  jusqu’à fin novembre au plus grand bonheur des amateurs de l’art et du grand public.

Les gagnants

A l’issue de cette exposition féerique, trois prix ont été remis aux heureux lauréats. Il s’agit de l’artiste plasticien camerounais Moboko Lagriffe confirmé également par le vote du public, la designer franco-marocaine Sara Ouhaddou et le photographe burkinabé Siadou Dicko. Les œuvres des trois gagnants du concours survoleront les cieux de 80 pays en Afrique, en Europe, en Amérique latine et en Amérique du Nord. Des millions de voyageurs pourront admirer la beauté de l’art africain grâce à cette initiative. Pour Sara Ouhaddou, «c’est une belle initiative qui montre qu’il y a une grande ouverture de la part d’une compagnie comme la Royal Air Maroc». Concernant son projet elle précise qu’elle l’a travaillé «depuis quelques années, ce sont des jeunes filles du nord du Maroc, les dernières brodeuses de Tétouan, je pense qu’aujourd’hui elles sont très fières de voir leur œuvre s’envoler. C’est une manière pour elles-mêmes de voyager et c’est la manière la plus poétique de faire voyager quelqu’un en faisant voyager son œuvre».

Abdelhamid Addou, DG de la RAM

«C’est un concours ouvert de créativité, l’idée était de faire porter la voix de ces artistes un peu partout dans le monde. C’était une initiative purement tournée vers l’art, où la thématique et l’art africain et marocain sont conjugués à l’environnement. Il faudra penser à des initiatives similaires de promotion des arts, des artistes marocains et africains, des différents arts. Il faut savoir que la RAM accompagne la plupart des grands festivals.

En peinture nous démarrons, nous n’avons pas beaucoup d’expériences, d’où notre partenariat avec la Fondation des musées qui a une vraie expérience dans la gestion de ce genre d’événement et de ce genre de concours».

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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