Yassine Beniaz, un artiste qui se fait un prénom

Yassine Beniaz, un artiste qui se fait un prénom

Même s’il est le fils de Houcine Beniaz, Yassine ne fait pas du one-man-show. Lui, pour se faire un prénom, il a opté pour la musique. En 2009, le public casablancais  découvre ce chanteur-compositeur de 27 ans avec son jeu de guitariste virtuose et sa voix suave lors de la dernière édition du festival CasaMusic. Mais pour devenir musicien, il faut aussi dire que sa famille et particulièrement son père y sont pour quelque chose. Ce dernier ponctuait ses sketchs par des intermèdes musicaux accompagné de musiciens, parmi eux Yassine au luth ou au clavier. Et dès son jeune âge, Yassine Beniaz ne loupait aucune répétition. Il suivait aussi des cours de musique au conservatoire de Casablanca, avant de partir à l’âge de 17 ans aux USA. Là aussi, c’est son père qui est derrière cette décision. Sauf que Yassine laissera encore une fois la voie tracée par son père, celle des études, pour suivre jusqu’au bout sa passion de toujours, la musique.
Aux «States», il découvre miraculeusement un nouvel instrument, la guitare. Mais avant d’en acquérir une, Yassine devait gagner un pari, celui lancé par le guitariste de la troupe musicale de son frère, une formation qui reprenait un répertoire varié de musique africaine et latine (zouk, soukous et salsa…) et dont reparaîtront les couleurs plus tard dans la carrière solo de Yassine. Ce challenge, qui semblait insurmontable au début, consistait à reprendre  intégralement  trois titres du fameux chanteur et guitariste virtuose Stevie Ray Vaughan. Commence alors un travail acharné où Yassine s’exerce à la guitare huit heures par jour. Il gagne le défi et du coup, la guitare et son ampli qui étaient en jeu. Il devient à son tour un virtuose de cet instrument et intègre une formation de 14 musiciens dont il était le plus jeune. Il vit diverses expériences musicales en Amérique, notamment en tant que guitariste pour le producteur  Ike Turner, l’ex-mari de Tina Turner, ou encore en tant que guitariste rythmique lors d’un des concerts du guitariste Santana. Il revient après, en 2005 au Maroc.
Il sonde un peu la situation de la scène et le paysage musical puis lance sa carrière solo en 2007 avec «Faling», un titre chanté en anglais. Connaissant l’ouverture du public marocain pour toutes les langues et les tendances musicales, il opte pour un style universel, un peu sensuel, «Smooth», de la world musique alliant du blues, du raggae et du jazz. Mais aussi du chaâbi. Parce avant de partir en Amérique, Yassine aimant l’ambiance festive et la bonne humeur (un peu comme son père) jouait aussi avec une troupe dans les fêtes de mariage et s’y était initié à la  musique populaire marocaine. Actuellement, Yassine prépare un deuxième single, un duo intitulé «Nebghik» et où on chante les déboires d’un couple causés par les mensonges de tierces personnes envieuses. Par ailleurs, entouré d’une formation de musiciens distingués, Yassine Beniaz prépare également son premier un album solo. Son ambition est d’enregistrer un opus avec de vrais musiciens en live et non avec des instruments synthétisés. Un autre challenge…

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