Younes Reggab, le cinéma dans la peau

Younes Reggab, le cinéma dans la peau

L’agenda du jeune cinéaste Younes Reggab est décidément très chargé. Ce mordu du 7ème art s’apprête à tourner son premier long métrage «Viol en scène», dès le début du mois d’octobre. Après avoir réalisé une dizaine de courts-métrages, le fils du défunt Mohamed Reggab, l’un des vétérans du cinéma marocain, revient sur le devant de la scène avec ce nouvel opus. Cette expérience, Younes en parle avec beaucoup d’émotion. «Je consacre toute mon énergie à la réussite de ce film. C’est une grande responsabilité à assumer».

C’est un nouveau thème qui suscite cette fois-ci le questionnement de ce jeune réalisateur… La schizophrénie. «J’ai abordé plusieurs thèmes sociaux dans mes courts-métrages, notamment la pédophilie, l’erreur médicale, l’handicap. Pour ce long métrage, j’évoque la schizophrénie», dit-il. «Viol en scène» relate l’histoire d’une fille schizophrène qui vit seule à Ifrane. «Je ne peux pas dévoiler toute l’histoire. Je laisse au public le soin de la découvrir».

Par ailleurs, Younes Reggab a choisi les villes d’Ifrane et Casablanca comme décors principaux de ce nouveau film. Des lauréats de l’Isadac ainsi que des acteurs marocains bien connus du grand public participent à ce projet, à commencer par Rabii El Kati, Sanaa Bahaj, Hassna Moumni ou encore Yasmina Zaki.

«Prochaine étape, les répétitions sur scène». A noter que «Viol en scène» est l’un des films ayant bénéficié de l’avance sur recette du Centre cinématographique marocain au titre de l’année 2012. «Le budget total du film se situe aux alentours des 6 millions de dirhams», explique-t-il. Interrogé sur la date de sortie de son film, Younes Reggab vise le mois de mai 2014.

«J’espère bien que l’avant-première de mon film se fera au Festival de Cannes», avoue-t-il. Passionné de cinéma, le jeune homme marche sur les pas de son père et assure sa relève en réalisant jusqu’à présent plusieurs séries télévisées, téléfilms et courts-métrages dont «Minuit»,  Caen et Abel», «Cigarette», «Imprévue» et «Nuit d’enfer».  Il a remporté le Prix «Sylvie Auzas » pour son film «Destin de famille», en 2005 à Bruxelles. Le même film a également remporté le Grand Prix de la rencontre de Martil et un deuxième prix a été décerné à «Al Manhouta».

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