Youssef Belal, un militant idéaliste

Youssef Belal, un militant idéaliste

Il a un regard qui déborde d’intelligence et de lucidité.Youssef Belal est tombé dès son plus jeune âge dans la marmite de la politique. Et ce n’est pas un hasard. Son père, Aziz Belal, était une référence politique nationale. Un homme talentueux, brillant et très aimé du Parti du progrès et du socialisme (PPS). «La politique est un héritage paternel. Il est vrai que je n’ai pas connu mon père car il est mort alors que je n’avais que trois ans. Mais j’ai hérité de lui cet esprit de militantisme, cet engagement pour la démocratisation du Maroc, pour les libertés», affirme Youssef. A 30 ans, il est professeur de sociologie politique et de relations internationales à l’Université Mohammed V de Rabat où il enseigne «Les théories et les pratiques de la démocratie». Ambitieux, il l’est. Ce natif de Casablanca a suivi ses études au Lycée Lyautey et décroché en 1996 un baccalauréat en économie. Son diplôme en poche, il s’envole pour la France. Il réussit avec succès le concours d’entrée de l’Institut d’études politiques de Paris. En 2000, il obtient son diplôme. Son mémoire de fin d’études porte sur «Transition politique et théories de la démocratie : le cas du Maroc». En juin 2000, il occupe le poste de chargé de mission auprès du secrétariat général du ministère de l’Agriculture au Maroc. En 2002, Youssef décroche un DEA en analyse comparative des aires politiques. A seulement 27 ans, il soutient sa thèse de doctorat en sciences politiques avec mention très honorable et félicitations du jury. Sa thèse qui fera l’objet d’un ouvrage a pour intitulé «Le réenchantement du monde : autorité et rationalisation en Islam marocain». «En fait, j’ai préparé ma thèse de doctorat au Maroc où j’ai été amené à effectuer un travail de terrain. J’ai réussi à terminer cette importante recherche au bout de deux années.Passionné par ce sujet, j’écrivais chaque jour du matin au soir sans me soucier du temps. D’habitude,je me rendais dans une sorte d’association située sur le boulevard Roudani où les étudiants se réunissaient pour travailler. J’aime écrire dans le bruit et au milieu des gens. J’évitais les bibliothèques en raison de la tentation des livres», se rappelle Youssef avec le sourire aux lèvres. Après sa thèse, il décide de rentrer au Maroc. Il intègre le Fonds des Nations unies pour la femme (UNIFEM) où il coordonne plusieurs projets notamment sur «l’alphabétisation fonctionnelle et autonomisation des femmes», «lutte contre le trafic des femmes et migrations»… En 2007, parallèlement à l’enseignement, il continue de travailler avec l’UNIFEM mais cette fois-ci en tant que consultant sur les problématiques de genre, de développement, de gouvernance et d’évaluation de projets. Parmi ses études réalisées, on retiendra celles sur les violences domestiques et sexuelles à l’égard des femmes et des risques de transmission du VIH. 
Youssef Belal est aussi l’un des plus jeunes membres du comité central du PPS, le parti de son père. Il est actuellement président du Conseil consultatif pour les affaires économiques, sociales et culturelles du PPS et membre du Centre d’études et de recherches Aziz Belal (CERAB) à Rabat. Parmi ses activités politiques et citoyennes figure l’organisation de la campagne électorale «60.000 jeunes» lors des élections de septembre 2007. Quand Youssef trouve un peu de temps, il se consacre à la lecture. «J’aime la littérature latino-américaine en l’occurrence l’ouvrage «Conversation à la cathédrale» de Mario Vargas Llosa», souligne-t-il. Ses autres passions sont les voyages. Youssef a déjà eu l’occasion de voyager en Iran, Liban, Egypte, Etats-Unis. «J’aimerai prendre plusieurs mois de congé pour découvrir l’Asie centrale et l’Amérique Latine», conclut-il. Ses deux idéaux sont la démocratisation du Maroc et du monde arabe et la réforme de l’Islam.

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