Zahra Hindi : «Le public marocain est particulièrement généreux»

Zahra Hindi : «Le public marocain est particulièrement généreux»



ALM : Ce n’est pas la première fois que vous vous produisez au Maroc. Que représente pour vous votre participation à Mawazine?
Zahra Hindi : Pour moi, Depuis 2006, je viens régulièrement jouer au Maroc, notamment au festival de Dakhla, l’année dernière à Timitar ou encore le festival de Casablanca. Pour moi c’est toujours bien, parce que le public marocain est un public qui est particulièrement chaleureux et généreux. Et quand je chante en tamazight , il y a quelque chose qui se passe.

Qu’est-ce qui a changé depuis la sortie de votre premier album Hand made primé aux Victoires de la musique en France ?
Les choses continuent à évoluer autant que ma musique. La sortie du disque a été effectivement quelque chose d’important dans ma vie parce que ça m’a permis de jouer plus . C’est ça qui a peut-être  change, c’est le nombre de concerts.

Comment pourriez-vous définir votre musique ?
La base pour moi, c’est le chant et les guitares, j y suis attachée. Je pars d’une base assez simple. C’est aussi parce que j’ai grandi avec mes oncles qui étaient des guitaristes chanteurs. Après, j’ai utilisé beaucoup de percussions marocaines, la musique occidentale, en particulier, la référence folk et la musique africaine, le blues et le jazz qui sont pour moi une extension de la musique africaine aux Etats-Unis.

Quelle est votre source d’inspiration actuelle ?
Comme actuellement je suis en pleine tournée, ma source d’inspiration c’est le public, c’est l’échange et ce qui se passe sur scène. Ainsi ma musique est, entre autres, basée sur l’improvisation. Avec mes musiciens, on essaye d’amener la chanson plus loin, la transformer, proposer de nouveaux arrangements et être toujours dans une musique vivante, une musique qui n’est pas figée et qui se transforme toujours.

Quels sont vos projets ?
En dehors de la tournée qui continue jusqu’en décembre, on a un projet pour le festival Jazz à la Villette en septembre avec Tigran Hamasyan avec lequel on monte un projet autour du jazz mêlé aux influences orientales.

La femme est un thème qui revient dans vos chansons. Comment voyez-vous la femme marocaine ?
Les choses évoluent beaucoup au Maroc. L’esprit d’ouverture caractérise les Marocains. Je suis contente de voir qu’il a une évolution et une liberté que nous avons ici contrairement à d’autres pays arabes. Puis il ne faut pas oublier que les origines du Maroc c’est une société matriarcale, notamment au Sud.

Quel est votre regard sur les mouvements des jeunes au Maroc et partout dans le monde ?
On parle de révolution arabe, mais ça a commencé l’année dernière en Grèce avec les jeunes. C’est symbolique parce que c’est le pays où la démocratie est née. Et justement, je crois que ça concerne surtout les pays du bassin méditerranéen, la démocratie et la liberté c’est une histoire qui leur appartient. Je pense que c’est un mouvement important et qui concerne d’autres générations.

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