15ème édition des «500 plus grandes entreprises marocaines»: La performance et la rentabilité au rendez-vous

15ème édition des «500 plus grandes entreprises marocaines»: La performance et la rentabilité au rendez-vous

En matière de croissance, le trio de tête est occupé respectivement par Renault Trucks Maroc, qui a réalisé une croissance de 233,5%, la Société de réalisations mécaniques, et H. Tech.

OCP est à la tête du classement des entreprises marocaines les plus performantes en 2015. Avec un chiffre d’affaires de 47,6 milliards de dirhams, l’Office chérifien des phosphates tient le haut du pavé, selon les derniers chiffres dévoilés par les organisateurs des «500». Ce classement annuel a été dévoilé mercredi à Rabat en présence de plus de 500 dirigeants d’entreprises marocaines, publiques et privées, ainsi que des chercheurs dans le domaine économique. Habituée du classement, Maroc Telecom, entreprise dont la clientèle est à 60% au niveau international, est arrivée deuxième. L’opérateur comptabilise un chiffre d’affaires de 34,13 milliards DH. La troisième place est revenue à l’ONEE avec un chiffre d’affaires de 32,54 milliards DH. A la quatrième position on retrouve Renault Maroc, qui confirme la croissance du secteur automobile avec un chiffre d’affaires de 30,02 milliards DH. Afriquia SMDC, l’opérateur national en hydrocarbures, se place à la cinquième position avec un chiffre d’affaires de 20,75 milliards DH.

Croissance à trois chiffres pour trois entreprises 

En matière de croissance, le trio de tête est occupé respectivement par Renault Trucks Maroc, qui a réalisé une croissance de 233,5%, la Société de réalisations mécaniques, et H. Tech. Ainsi, selon le classement, cent entreprises n’ont pas été marquées par la conjoncture difficile.  En matière de rentabilité, OCP garde la tête, suivie de Maroc Telecom et ensuite Lafarge Ciments. Les trois entreprises réalisent respectivement un résultat net de 6,9 milliards DH, 5,59 milliards de dirhams et 1,39 milliard DH.

L’innovation, une nécessité

Le choix n’est plus à faire, l’innovation paraît plus que jamais une urgence pour l’entreprise, c’est le principal objet du débat tenu en marge de l’évènement en question. Le débat ouvert par Michel Elmaleh, directeur marketing de Deloitte-France, portait sur l’innovation, capital humain et croissance. Les dirigeants des différentes entreprises présentes ont pu mettre sur la table les principaux défis auxquels ils sont confrontés dans le cadre de l’approche de l’innovation au sein de l’entreprise.

Innover ou périr

Hassan Alaoui, directeur de publication d’Economie-Entreprises, a confié à ALM que «la 15ème édition de la conférence-débat des 500 est une conférence économique stratégique qui est organisée en marge de chaque édition des 500 qui sort une fois par an et qui est le classement des 500 plus grandes entreprises marocaines. Un classement qui se fait par chiffre d’affaires. Cette édition est révélatrice d’une tendance, qui a débuté en 2009/2010 et qui souligne un essoufflement des entreprises marocaines puisqu’on réalise que le chiffre d’affaires des 500 est en baisse continue. Pour cette édition la moyenne de croissance est négative, elle est de moins 3,8% et confirme un peu la situation de malaise dans laquelle la grande entreprise vit, les retombés de la crise internationale, le problème de modèle de croissance économique marocain. Pour répondre à cet enjeu, les 500 organisent cette conférence-débat autour de l’innovation. L’innovation est une tendance mondiale qui est pratiquée par la plupart des grandes entreprises internationales pour essayer de répondre aux changements externes qui régissent l’espace économique dans lequel l’entreprise vit. L’innovation c’est que les dirigeants décident de se remettre en question, remettre en question l’organisation et essayer d’apporter des réponses qui permettraient à l’entreprise de faire un rebond. Il n’y a pas que l’économie qui fait que les entreprises soient en déclin, il y a aussi la remise en question des grandes entreprises qui doit se faire. La présence aujourd’hui de plus de 500 dirigeants est la preuve que c’est un thème qui intéresse les grandes entreprises».

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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