2010, l’année de la monnaie unique

2010, l’année de la monnaie unique

Les banques centrales des monarchies du Golfe ont décidé, dimanche, de conserver 2010 comme objectif pour l’entrée en vigueur de leur monnaie unique, ont annoncé dimanche des responsables en marge d’une réunion à Doha.
«Nous nous tenons à la décision prise lors du sommet (en décembre du Conseil de coopération du Golfe, CCG) de prendre 2010 comme objectif pour la réalisation de l’union monétaire», a déclaré aux journalistes le gouverneur de la banque centrale du Qatar, cheikh Abdallah Ben Saoud al-Thani.
Il s’exprimait après une réunion des gouverneurs des banques centrales des Etats membres du CCG (Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman).
«Nous nous efforçons de lever les obstacles. Nous tendons tous vers un même objectif, qui est la date de 2010», a précisé cheikh Abdallah.
Les dirigeants du CCG se sont réengagés en faveur de 2010 lors de leur sommet de décembre 2007, bien que cet objectif ait été remis en question par la décision d’Oman de se retirer du projet, et celle du Koweït de lier sa monnaie à un panier de devises plutôt qu’au seul dollar, dans le but de combattre l’inflation.
Les pays du CCG, qui connaissent tous une forte inflation, n’ont pas arrêté tous les critères d’adhésion à la monnaie unique. S’ils se sont mis d’accord sur les objectifs en matière de dette publique et de déficit budgétaire, ils n’ont pas arrêté d’objectif relatif à l’inflation.
La réunion de dimanche est intervenue dans un contexte de discussions sur l’opportunité d’abandonner l’indexation au dollar ou de réévaluer les devises du Golfe.
Mais le secrétaire général du CCG, Abdelrahmane al-Attiyah, a affirmé que les gouverneurs des banques centrales n’avaient pas discuté de la réévaluation des monnaies indexées sur le dollar.
La plupart des pays du Golfe ont été contraints de réduire leurs taux d’intérêts dans la foulée des baisses décidées par la Réserve fédérale américaine pour lutter contre la spéculation sur leurs devises, bien que des hausses de taux soient jugées nécessaires pour juguler l’inflation.

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