2,3 milliards $ en IDE au Maroc

Le dernier rapport élaboré par les soins des experts de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), intitulé « rapport sur l’investissement dans le monde en 2002 : sociétés transnationales et compétitivité à l’exportation », classe le Maroc parmi les pays ayant bénéficié d’un certain flux financier important. C’est ainsi qu’au titre de l’année précédente, un montant de plus de 2,3 milliards de dollars, a concerné le Maroc comme principal destinataire sur le continent africain. L’année 2000 n’a vu transiter par le pays qu’une somme de 200 millions de dollars. Evidemment, cette augmentation est inhérente à la recette exceptionnelle de la vente des 35% de Maroc Telecom à Vivendi Universal. Pour revenir au continent noir, on apprend que les IDE ont enregistré en 2001 un résultat de 17 milliards de dollars, contre 9 milliards en 2000, ce qui se traduit par une augmentation de 8 milliards.
C’est la zone nord de l’Afrique qui a profité de cette croissance. En effet, le document indique qu’en comparaison avec la même période de l’année 2000, l’augmentation est de l’ordre de 83%. En 2000, le montant total des investissements s’est soldé à 5,3 milliards de dollars. L’Afrique subsaharienne, en l’occurrence l’Angola, le Soudan, le Mozambique, a également profité d’une hausse des flux de ces IDE. Ils proviennent notamment des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.
Toutefois, dans sa globalité, le rapport fait des constats plutôt accablants. C’est ainsi que le document relève que les investissements étrangers directes (IED) ont connu une baisse de 51% au cours de l’année dernière. Ils s’établissent à 735 milliards de dollars.
D’ailleurs, les observateurs de la CNUCED soulignent que celaq : «ne peut qu’entraîner la poursuite d’un déclin global ». Il faut dire qu’entre les mois de janvier et de juillet 2002, les investissements reposent surtout sur les fusions et acquisitions, qui enregistrent une chute de l’ordre de 40% en comparaison avec la même période mais en 2001. Le montant enregistré s’élève donc à 222 milliards de dollars. Les pays développés sont les principaux concernés par cette situation. Ces résultats sont inhérents, rapporte la CNUCED, « à la récession aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ainsi qu’au ralentissement parallèle des activités boursières ». Mais il n’en demeure pas moinsque « les Etats-Unis ont cependant conservé en 2001 leur position de principal destinataire des IED, bien que les entrées ont diminué de moitié, pour s’établir à 124 milliards de dollars», indique-t-on de source CNUCED.
D’ailleurs, ils occupent toujours le rang de principal investisseur mondial, hormis le recul de 30%, soit un montant de 114 milliards de dollars. La suprématie économique dure.

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