2ème Conférence annuelle de l’OCP Policy Center sur la paix et la sécurité en Afrique : Appel à l’apport de l’UE pour la résolution des conflits dans le continent

2ème Conférence annuelle de l’OCP Policy Center sur la paix et la sécurité en Afrique : Appel à l’apport de l’UE pour la résolution des conflits dans le continent

Au moment où certains pays africains sombrent dans des situations conflictuelles, le Maroc y a une forte pensée.

La 2ème Conférence annuelle sur la paix et la sécurité en Afrique (Apsaco), organisée, lundi à Rabat, par le think tank marocain OCP Policy Center, en est une forte illustration. Cet événement se veut, comme l’a précisé Rachid El Hodaigui, Senior Fellow OCP Policy Center, de «faire entendre la voix de l’Afrique». Par l’occasion, l’intervenant ne manque pas de mettre l’accent sur le rôle de l’Union africaine.

De l’apport extrême de l’UA

«L’UA est engagée dans un processus de prévention des conflits à travers la consolidation de son autonomie et des partenariats avec l’Union européenne», estime M. El Hodaigui. Pour lui, cette collaboration est nécessaire pour le maintien de la paix dans le continent. Quant à l’événement, il constitue, comme il le rappelle, une plate-forme d’échange. L’objectif étant de mettre en lumière les enjeux du maintien de la paix, de partager les expertises pour un consensus autour du maintien de la paix tout en formulant des recommandations. «Il sera question d’identifier des moyens pour garantir la protection des soldats», enchaîne-t-il.

Egalement de la partie, Youssef Amrani, chargé de mission dans le Cabinet royal, estime que le maintien de la paix en Afrique a subi des changements importants, notamment lors de la dernière décennie. Il rappelle que des challenges surviennent à l’instar des conflits au Mali, au Sahel et en Somalie entre autres. «Nous devons regarder d’autres questions qui déstabilisent nos pays», enchaîne-t-il. Ces questions sont, à ses yeux, doublées d’une multiplication de problèmes dont le jihad. Aussi, le changement climatique est déstabilisateur à son sens. «Nous avons des moyens pour traiter ces problèmes», estime-t-il en mettant l’accent sur la politique africaine menée par le Souverain.

Pour une collaboration entre l’UA et l’UE

Selon Mahamat Saleh Annadif, ex-ministre des affaires étrangères du Tchad et représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Mali, le cadre de coopération entre l’UA et l’UE est important. «Les décisions se prennent à New York sans l’avis des Africains», ajoute-t-il. Il conduit, par l’occasion, l’exemple du conflit en Somalie où le financement de la mission de paix sous mandat de l’UA est assuré en partie par l’UE. La deuxième partie étant allouée par les Nations Unies. Quand même, les missions de paix déployées en Afrique ont connu une nette diminution. «C’est une évolution positive», poursuit-il en mettant l’accent sur le financement en tant que défi. «Tant que l’UA n’a pas résolu la question de financement, la paix en Afrique demeurera une simple question», ajoute l’intervenant. Pour lui, une coopération multilatérale est à mettre en exergue. Outre le financement, les troupes africaines manquent, selon ses dires, d’équipement et de formation. «Nous devons nous investir dans la prévention qui passe par la bonne gouvernance des richesses sinon les conflits risquent de perdurer», ajoute-t-il. Des propos quasiment réitérés par Miguel Angel Moratinos, ex-ministre espagnol des affaires étrangères et de la coopération, qui avait développé le Plan Africa.

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