2ème édition du «China-Africa Investment Forum» : L’Afrique vitale pour l’avenir de la Chine ?

2ème édition du «China-Africa Investment Forum» : L’Afrique vitale pour l’avenir de la Chine ?

Investissement dans les nouveaux secteurs de croissance, transferts de compétences, l’apport de la Chine dans l’industrialisation de l’Afrique, comment les financements innovants peuvent-ils aider les investissements sino-africains ? Autant de thèmes cruciaux discutés lors de la 2ème édition du «China-Africa Investment Forum» (Caif), qui se déroule les 27 et 28 novembre à Marrakech. Co-organisé par le ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Jeune Afrique média Group et BOAO Business Counsulting, ce rendez-vous réunit plus de 400 décideurs économiques. Au fil du temps, les relations économiques entre l’Afrique et l’Empire du Milieu se sont intensifiées. Dans cette dynamique, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, a assuré à l’ouverture de ce forum que le pays continuera de participer activement à la promotion d’un partenariat sino-africain équilibré, dense et profitant à tous. Il a mis en avant la complémentarité des besoins et des offres de part et d’autre. A ce stade, le Maroc est le 1er investisseur en Afrique de l’Ouest et le 2ème investisseur africain en Afrique. D’autant plus que les entreprises marocaines sont présentes dans 27 pays du continent dans divers secteurs.

S’agissant de l’initiative «La ceinture économique de la route maritime de la soie du 21ème siècle» (One Belt One Road) lancée par la Chine, Moulay Hafid Elalamy a expliqué qu’elle est appelée à modifier la carte des échanges internationaux. Plus encore, les infrastructures financées par la Chine dans le cadre de cette initiative devraient permettre de connecter les pays africains.

Toutefois, les fonds alloués à l’initiative de la route de soie doivent être investis dans les chantiers industrialisants et l’Afrique doit dans ce sens prendre en main son avenir industriel, selon le ministre. De son côté, Jean-Claude Brou, ministre de l’industrie et des mines de la Côte d’Ivoire, a déclaré que les Chinois doivent investir non seulement dans les infrastructures mais également dans les chaînes de valeur de transformation en Afrique. Intervenant lors de cette édition, Othman Benjelloun, président du Groupe BMCE Bank of Africa, a souligné pour sa part que la nouvelle politique chinoise One Belt One Road est un atout géopolitique majeur. Il a également évoqué l’ambition du Maroc de se positionner comme hub vers l’Afrique, qui s’est matérialisée par l’initiative Casa Finance City.

Chine et Afrique : Un partenariat gagnant-gagnant

En 2016, les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine ont atteint 190 milliards de dollars. A titre comparatif, ces échanges sont plus importants que ceux commerciaux entre le continent africain et l’Inde, la France et les Etats-Unis réunis. Le volume d’affaires généré par les 10.000 entreprises industrielles chinoises qui opèrent en Afrique a atteint 60 milliards de dollars par an. Dans ce sens, le ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique a mis en exergue lors du Caif le potentiel de l’Afrique en tant que force de développement pour la Chine. En termes de chiffres, l’Afrique enregistre une croissance économique moyenne de 5% par an. La population africaine devrait doubler d’ici 2025. Dans cette perspective, une nouvelle ère de coopération et de développement s’ouvre pleinement pour les deux partenaires.

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