3.925 hectares du foncier public mobilisés pour le Plan Maroc Vert

3.925 hectares du foncier public mobilisés pour le Plan Maroc Vert

Objet de 43 conventions signées au premier semestre

La répartition du foncier de l’État par filière démontre que 28% de la superficie mobilisée au titre du premier semestre 2018 sont destinés à l’oléiculture.

Une superficie de près de 4.000 hectares de foncier public a été mobilisée au premier semestre de l’année au profit de l’agriculture marocaine. Il s’agit en effet des 3.925 hectares objets des 43 conventions signées à fin juin 2018 dans le cadre du Plan Maroc Vert portant sur un investissement global de l’ordre de 519 millions de dirhams. Des projets qui favoriseraient à terme la création de 1.542 nouveaux postes dans le secteur agricole. Ces chiffres ont été dévoilés dans le rapport sur le foncier public mobilisé pour l’investissement. Un document accompagnant le projet de loi de Finances de l’année 2019. Depuis 2004, et suivant une approche de location à long terme, l’État a décidé de mobiliser ses terres agricoles pour accompagner l’essor du Plan Maroc Vert. Une démarche qui est venue booster l’investissement dans le secteur et restructurer les principales filières en l’occurrence l’arboriculture, la viticulture, l’oléiculture et autres.

46% du foncier concentré à Marrakech-Safi et Fès-Meknès

En analysant la répartition des conventions conclues au premier semestre, il ressort que 46% du foncier mobilisé est concentré dans deux régions du Maroc. Il s’agit de Marrakech-Safi et de Fès-Meknès où 1.307 hectares ont été mobilisés pour satisfaire le besoin en investissement agricole. Les 10 projets prévus dans la région de Marrakech-Safi devraient s’étendre sur 1.002 hectares, soit un investissement de 80 millions de dirhams. Cette superficie sera répartie comme suit : 92% pour l’oléiculture, 5% pour l’élevage et 3%  pour l’arboriculture. Meknès-Fès s’est vue pour sa part doter de 305 hectares pour la réalisation de 10 projets visant essentiellement l’arboriculture fruitière (50% des projets), l’oléiculture (40%) et primeurs (10%). Notons que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima bénéficie, à elle seule, de 3 projets portant sur une superficie globale de 1.834 hectares et un investissement de 185,4 millions de dirhams. 98% de cette superficie seront destinés à la riziculture au moment où les 2% restants seront mobilisés pour l’arboriculture fruitière. Dans l’Oriental, l’État a mobilisé au premier semestre un foncier de l’ordre de 392,8 hectares pour la réalisation de 6 projets. 53% de cette superficie seront destinés à l’arboriculture au moment où 43% de cette superficie seront consacrés à l’oléiculture. Les 4% restants seront pour leur part répartis entre la plantation de caroubier (3%) et la viticulture (1%).

La part belle à l’oléiculture et riziculture

La répartition du foncier de l’État par filière démontre que 28% de la superficie mobilisée au titre du premier semestre 2018 sont destinés à l’oléiculture. Ces terres serviront à la réalisation de 13 projets d’un coût global de 91 millions de dirhams. La région de Marrakech-Safi en détient 5 projets, soit une superficie globale de 834 hectares, représentant ainsi 77% du foncier global mobilisé . L’Oriental arrive en second rang avec une part de 16%, suivi de Fès-Meknès 5% ainsi que Casablanca-Settat (1%) et Beni Mellal-Khénifra (1%). L’État a également mobilisé à fin juin 1.803 hectares pour la concrétisation des projets de riziculture. Cette superficie représente 46% de la superficie globale mobilisée dans le cadre du Plan Maroc Vert. Signalons que Tanger-Tétouan-Al Hoceima est la seule région bénéficiaire de ce projet qui porte sur une enveloppe de 181 millions de dirhams visant, par ailleurs, la création de 273 nouveaux postes dans cette zone géographique.

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