3ème édition de la «Morocco-US Business Development Conference»: L’automobile et l’énergie au cœur du débat

3ème édition de la «Morocco-US Business Development Conference»: L’automobile et l’énergie au cœur du débat

«Cette rencontre sera l’occasion d’amorcer, avec les partenaires américains, une coopération innovante avec le continent africain, en mettant à profit les opportunités offertes par le Maroc».

C’est autour de l’automobile et de l’énergie que s’articulent les travaux de la troisième édition de la «Morocco-US Business Development Conference». Ouverts mardi 12 avril à Rabat, ces échanges permettront d’identifier les opportunités d’affaires bilatérales dans ces deux secteurs stratégiques.

Ford, General Motors, Kosmos Energy, Chevron et General Electric figurent parmi les grands acteurs américains à prendre part à cet évènement qui prévoit également des visites aux sites industriels et logistiques de Tanger et Kenitra ainsi qu’à la Centrale solaire Noor I de Ouarzazate. «Cette rencontre sera l’occasion d’amorcer, avec les partenaires américains, une coopération innovante avec le continent africain, en mettant à profit les opportunités offertes par le Maroc, de par sa position géographique, son expertise et sa connaissance du continent, ainsi que son engagement en faveur d’une collaboration prononcée avec l’Afrique», a exprimé dans ce sens Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération. Dans l’optique de renforcer les relations commerciales entre les deux pays, Mbarka Bouaida a appelé les entreprises et acteurs économiques américains à saisir la COP22, prévue en novembre à Marrakech, pour promouvoir leurs produits et faire valoir leur savoir-faire.

En effet, les échanges commerciaux entre les deux pays restent en deçà des opportunités offertes sur le niveau bilatéral. Pour sa part, le rythme d’implantation des entreprises américaines au Maroc ne s’aligne toujours pas au niveau des entreprises européennes. «Les investissements américains dans le Royaume s’élèvent à 400 milliards USD pour près de 150 entreprises implantées au Maroc, contre un millier d’entreprises françaises et près de 800 espagnoles. Autant dire le besoin pour les partenaires américains de mettre à profit les atouts qu’offre le Maroc aux investisseurs, en l’occurrence la stabilité, la modernité et l’attractivité du business», explique, pour sa part, Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc.

Et de préciser que «le Maroc offre plus que son marché domestique : il donne accès à un milliard de consommateurs, à travers 55 accords de libre-échange qu’il a signés avec l’UE, la Turquie, la Jordanie, l’Égypte, les Emirats Arabes Unis, la Tunisie, et d’autres pays encore». Du côté américain, Marcus Jadotte secrétaire-adjoint du commerce pour l’industrie et l’analyse, s’est félicité des progrès réalisés par le Maroc pour devenir un hub commercial dans la région. Il a, à cet effet, relevé le dynamisme du Maroc dans les domaines industriels ainsi que son orientation vers la promotion du tourisme, en mettant à profit sa culture et son engagement en faveur d’un développement durable privilégiant la préservation de l’environnement.

La résilience de l’économie marocaine a été, quant à elle, saluée par David Hamod, président-directeur général de la Chambre nationale arabo-américaine de commerce (NUSACC). Il a, en outre, relevé l’importance des réformes engagées par le Royaume afin d’encourager la bonne gouvernance, les bonnes pratiques et le renforcement des institutions et de l’État de droit.

Avec MAP

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