3ème LPL accordée au Maroc: Le FMI s’explique sur la baisse du montant de la facilité

3ème LPL accordée au Maroc: Le FMI s’explique sur la baisse du montant de la facilité

Contrairement aux deux précédentes Lignes de précaution et de liquidité (LPL) accordées au Maroc par le Fonds monétaire international (FMI), celle de cette année a vu son montant baisser.

Cette diminution s’explique, selon Nicolas Blancher, chef de mission de consultation du FMI, mardi à Rabat, lors d’une call conférence, par deux facteurs. «Il s’agit de la résistance de l’économie marocaine et des risques pouvant affecter celle-ci qui demeurent élevés dont ceux de sécurité régionale», détaille M. Blancher en qualifiant cette baisse du montant de «sensible». «Cet accord fournira au Maroc une assurance utile contre les chocs exogènes», enchaîne-t-il en  rappelant que ledit prêt s’étale sur 2 ans. «Nous ferons une évaluation de qualification du Maroc à cette facilité», abonde-t-il en guise d’allusion à une 4ème LPL selon le niveau des risques et progrès en résilience. Le tout en rappelant l’accompagnement par le FMI des politiques mises en œuvre dans le pays.

Dans ce sens, M. Blancher ne manque pas de se prononcer sur les réformes à poursuivre. Celles-ci concernent notamment le chômage. «Pour créer de l’emploi, le Maroc a besoin de croissance», poursuit le chef de mission en se félicitant de l’option pour l’industrialisation orientée vers l’exportation et en soufflant une proposition. «Comment le régime d’imposition peut-il changer l’emploi et l’économie?», lance-t-il en guise de réflexion. Ceci étant, les autorités marocaines ont, selon lui, l’intention de continuer les réformes lancées dont celle de l’assainissement de la dette publique pour être fixée à «60% du PIB à l’horizon 2020».

A propos des perspectives de l’économie marocaine, la diversification de celle-ci permettra, selon M. Blancher, d’avoir «une croissance plus stable». Pour rappel, le dernier montant de la 3ème LPL s’élève à 3,47 milliards de dollars au moment où la 1ère était de l’ordre de 6,21 milliards de dollars et la 2ème de 5 milliards de dollars. Pour leur part, les autorités marocaines précisent, selon une note émise par l’occasion, qu’elles entendent traiter cet accord comme un dispositif de précaution.

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