9ème edition du Forum pour le développement de l’Afrique: Le consensus des gouvernements africains

9ème edition du Forum pour le développement de l’Afrique: Le consensus des gouvernements africains

Le rideau est tombé, jeudi, sur la 9ème édition du Forum pour le développement de l’Afrique. Cette rencontre biennale, tenue pour la première fois en dehors de son siège à Addis-Abeba, s’est clôturée sur un ton optimiste.

Les participants ont émis un bon nombre de recommandations convergeant toutes vers une bonne transformation économique et un développement durable du continent. «L’heure étant à l’élaboration de politiques innovantes», soulignent les représentants africains. Des dispositifs qui contribueraient à combler le déficit en matière d’infrastructure et d’encourager les partenariats entre le secteur privé et public.

Les politiques innovantes permettraient donc de libérer le potentiel des ressources nationales, d’améliorer l’allocation des ressources privées et de libérer le capital pour des investissements productifs. La baisse des coûts des envois de fonds figure parmi les priorités des États africains qui œuvrent à remédier aux problèmes de taxation et ce à travers le lancement des obligations de la diaspora pour canaliser les fonds privés étrangers.

L’amélioration de l’environnement réglementaire est également un gage de croissance pour le continent. La transformation de l’Afrique passe par l’assainissement de la sphère financière.

Ainsi, la constitution des coalitions mondiales est une obligation incessante afin de lutter contre les flux financiers illicites. La clôture de la 9ème édition du Forum pour le développement de l’Afrique fut également une occasion pour présenter les conclusions d’un rapport établi par la Commission économiques des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Approfondir le processus d’intégration régionale est la mission actuelle des États africains.

L’accent devrait être mis éventuellement sur deux domaines phares, à savoir le commerce et l’infrastructure. C’est ce qui ressort du document intitulé «Examen mutuel de l’efficacité du développement en Afrique : promesses et résultats». Le rapport mise, donc, sur l’industrialisation pour réaliser les objectifs de développement de la région à long terme. «L’Afrique a changé et commence à recueillir les fruits d’une amélioration continue de la gestion macroéconomique et d’une intégration accrue dans l’économie mondiale», estime le document.

Toutefois, le continent subit encore des pressions protectionnistes. Face à ce constat, les États africains sont dans l’obligation de redoubler d’efforts en vue d’assurer une meilleure utilisation des accords commerciaux régionaux et multilatéraux au service du développement.

Le chemin reste long à parcourir pour les gouvernements africains. Les États devraient davantage assurer la qualité de leur croissance, de stimuler l’emploi, remédier aux contraintes en matière d’infrastructure conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement. Dans ce sillage, le rapport invite l’ensemble des pays africains à investir dans des activités économiques adaptées à leurs potentiels tout en optant pour une économie productive créatrice de fortune et d’emploi.
 

Il a dit
 


Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

«Le présent et l’avenir de l’Afrique sont tributaires de sa capacité de mobiliser et préserver les ressources nationales de financement». C’est en ces termes que Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), s’est adressé aux participants. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire exécutif adjoint de la CEA, M. Lopes a plaidé pour de nouveaux mécanismes de développement. L’ère des dépendances des aides internationales est révolue. L’Afrique est appelée aujourd’hui à tirer profit des transferts de la diaspora et à améliorer les conditions de négociation des contrats.

 

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