À la conquête du marché britannique

Aujourd’hui le Maroc : Quelle est la particularité, cette année, de la participation marocaine au World Travel Market ? Et sur quoi porte la campagne institutionnelle menée par l’ONMT en Grande-Bretagne et en Irlande ?
Fathia Bennis : Le World Travel Market est une foire annuelle à laquelle nous avons toujours participé.
Le stand du Maroc a particulièrement attiré l’attention en raison de son caractère typiquement marocain aussi bien en architecture qu’en couleurs. Le pavillon marocain a été décoré de produits d’artisanat de grande qualité, avec un mélange de kasbah et jardin Majorelle. Treize partenaires marocains, ainsi que la Royal Air Maroc, y ont pris part. Comme vous savez, cette foire a également été l’occasion pour nous de lancer notre campagne publi-promotionnelle en Grande-Bretagne et en Irlande qui intervient après six années d’absence. Et c’est là où réside son intérêt.
Dans quelle mesure ?
Nous avons tenu de nombreuses séances de travail avec les professionnels du tourisme britannique, les responsables des différents groupements des tours opérateurs britanniques. Le nombre de ces derniers promet une hausse significative pour l’année prochaine. De 70 tours opérateurs opérant au Maroc, on passera à 105. le but de ces séances est de procéder, avec nos partenaires britanniques, à l’évaluation des possibilités de programmation et de promotion de leurs produits. Des lignes aériennes nouvelles, au départ de Londres, seront également créées.
Comment jugez-vous le marché britannique ?
Les potentialités du marché touristique britannique sont énormes pour le Maroc. C’est ce qui ressort d’une étude que nous avons réalisée récemment. Le Royaume-Uni est le troisième marché émetteur de touristes au monde après les Etats-Unis et l’Allemagne. D’autant plus que les marchés britannique et irlandais ont connu une reprise depuis juillet dernier. Et nous comptons bien en tirer profit.
Le tourisme marocain a accusé une baisse de 24% durant les neuf derniers mois. Des villes comme Agadir et Tanger, symbole de l’attractivité marocaine en la matière, en ont beaucoup souffert. Comment expliquez-vous cela ?
La chute qu’a connue le tourisme marocain est indissociable de certains événements internationaux qui ont pénalisé le tourisme. Et pas uniquement au Maroc. La psychose post-11 septembre est toujours de mise. L’attentat de Djerba en Tunisie nous a également affectés. D’où l’effort de communication sur le Maroc, en tant que destination touristique mais aussi en tant que pays stable. Cela dit, il faut souligner les mois de juillet-août-septembre derniers, où l’on a enregistré une hausse allant de 20 à 30%, ont été très positifs. Seul le marché allemand reste toujours fermé.
L’objectif pour cette année est de rester sur le même niveau que celui enregistré en 2001.
Quels sont les principaux points de votre plan d’action 2003 ?
L’enjeu à relever désormais est la mise en valeur des particularités culturelles et sociales de la destination Maroc. Nous comptons dans cette perspective organiser quatre semaines en Grande-Bretagne et en Allemagne pour mieux faire connaître le Maroc. Une campagne promotionnelle est lancée depuis le 15 novembre dernier à Dubaï pour drainer des touristes à l’occasion de l’Aïd. Une occasion pour laquelle nous projetons dans les semaines à venir de sensibiliser le marché marocain.

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