À la recherche de nouvelles opportunités

«Après deux ans de l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, les échanges économiques sont en deçà de nos ambitions». C’est en ces termes que Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, a marqué son intervention lors d’une conférence sur «L’accord de libre-échange Maroc-USA et le partenariat US Ex-Im Bank-Attijariwafa bank : quelles opportunités pour les entreprises des deux pays?», organisée par Attijariwafa bank, mardi 17 juin, à Casablanca. Pour lui, ce ralentissement est dû à plusieurs raisons. «Pour le volet logistique, il y a le renchérissement des prix des carburants ce qui rend le transport encore plus coûteux. Il y a aussi les aléas climatiques et vous savez que l’agroalimentaire est le secteur qui a le plus de chance de pénétrer le marché américain», note le ministre du Commerce extérieur. Mais, les entraves que connaît cet accord sont aussi d’ordre politique.
«Il y a un démantèlement long sur certains produits agricoles. À titre d’exemple, cela concerne les olives et les artichauts (8 à 9 ans) alors que le marché est très demandeur. Il y a aussi l’aspect hygiène et contrôle qu’il faut développer. Et bien sûr la mesure qui fait le plus peur aux exportateurs dont l’entrée en vigueur est prévue en 2012 : le scannage systématique. D’ici-là, espérons que la technologie sera au rendez-vous», ajoute M. Maâzouz.
Pour fructifier cet accord de libre-échange, Attijariwafa bank est à la recherche de nouvelles opportunités en tirant profit du mémorandum d’entente signé avec l’US Ex-Im Bank. Cette dernière est une agence gouvernementale chargée de créer des emplois en développant les exportations de biens et de services américains.
«Concrètement, il s’agit de la mise en place de forums régionaux et du lancement d’actions de promotion ciblées pour des secteurs comme l’agrobusiness dans le cadre du Plan Maroc Vert, les NTI, le paramédical, l’infrastructure, l’aéronautique et l’équipement automobile», affirme Mohamed El Kettani, président-directeur général d’Attijariwafa bank.  L’US Ex-Im Bank est prêt à financer ces exportations et offre plusieurs formules pour les opérateurs. «Nous finançons tous les produits sauf l’équipement militaire. D’ailleurs, c’est une excellente période d’exporter profitant ainsi de la différence entre l’euro et le dollar !», souligne John Richter, directeur régional Afrique de l’US Ex-Im Bank. En effet, l’US Ex-Im Bank est chargée de quatre programmes. Il s’agit de la garantie de fonds de roulement au profit des petites et moyennes entreprises, de l’assurance-crédit à l’export afin de protéger les assurés contre les risques commerciaux et politiques susceptibles d’interrompre le remboursement, les garanties de prêts commerciaux accordés à des acheteurs étrangers et enfin l’accord de prêts directs pouvant atteindre 85 % de la valeur du contrat.  
Les Etats-Unis est le quatrième fournisseur, investisseur et pourvoyeur des recettes MRE pour le Maroc, tandis que le Royaume est le dixième client de l’oncle Sam. 

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