A l’ère du numérique : Le Maroc, une smart nation en «loading»…

A l’ère du numérique : Le Maroc, une smart nation en «loading»…

Numériser et stimuler l’entrepreneuriat dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) est l’une des orientations phares de la nouvelle stratégie numérique du Maroc.

Le Plan Maroc digital 2020 tend à créer une rupture avec les dispositifs engagés autrefois et dont l’impact a été terne. L’Agence de développement du digital (ADD) devrait piloter ce grand chantier pour réduire le gouffre numérique du cap 2009-2013. Trois piliers et 9 initiatives axés sur une démarche plus inclusive ont été définis dans ce sens. La nouvelle feuille de route vise à accélérer les projets de transformation numérique en faveur d’un développement économique efficient. Des ambitions prometteuses certes, mais dont la concrétisation reste tributaire du déploiement de bons outils. Le Maroc qui est en passe de devenir un hub africain mise gros sur cette transition digitale pour asseoir son positionnement sur le plan continental et faire face aux mutations profondes que connaissent les économies mondiales. Beaucoup d’enjeux sont à relever et plusieurs risques sont à prendre pour réussir ce pari.

Le Maroc gagnerait davantage en compétitivité s’il ne rate pas, cette fois-ci, le virage de la digitalisation. Le digital est considéré en effet comme étant un levier de transformation économique et d’inclusion sociale. Une refonte globale de l’architecture des tissus s’impose avec une perspective de numérisation des secteurs vitaux à l’économie marocaine. Premier pas vers le succès : la dématérialisation des services gouvernementaux.

En effet, l’atteinte des objectifs e-gov s’impose aujourd’hui comme une priorité pour assurer le bon déploiement de la stratégie Maroc digital 2020. Une administration numérique confère, selon les experts, équité, transparence et efficacité. Le défi de la digitalisation consiste principalement à répondre aux besoins des citoyens en mettant à leur disposition des services flexibles et efficaces. L’heure étant également d’investir en vue de moderniser les infrastructures et réseaux, de développer le Data center et le cloud computing, de renforcer la cybersécurité et de promouvoir le commerce électronique. L’idée étant de créer un environnement propice à la concurrence et de s’aligner sur les standards internationaux.

Parmi les appréhensions liées à ce process, la destruction de l’emploi. Or, contrairement à ce que l’on peut penser, l’élan technologique favoriserait l’émergence de nouveaux métiers et modes managériaux axés innovation. En témoigne l’écosystème «startup» qui commence à prendre forme au niveau national permettant aux jeunes d’investir autrement le marché du travail. La promotion des jeunes talents dans le monde numérique est l’une des initiatives sur lesquelles le Maroc devrait renforcer son action.

L’ambition est de doter le marché de compétences aptes à relever ce défi. D’où la nécessité d’initier la jeunesse marocaine aux bonnes pratiques informatiques, notamment à travers la sensibilisation au codage et au développement dès l’enfance. De même, les cursus de formation devraient être renforcés afin de préparer les ressources nécessaires pour les métiers de demain éventuellement en ce qui concerne l’intelligence artificielle. En effet, tous les ingrédients sont disponibles pour réussir cette transition et faire du Maroc une nation «smart» et connectée, pour peu que tout le monde se mobilise et y contribue.

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