À quoi servent les CRI ?

À quoi servent les CRI ?

Malgré des handicaps majeurs, les Centres régionaux d’investissements (CRI) tournent bien. En 2003, 8.662 entreprises ont été créées à travers ces institutions, alors que la circulaire sur les commissions régionales d’investissements n’est toujours pas encore sortie et surtout, que le personnel des CRI n’a encore aucun statut définitif. La preuve, ces cadres détachés d’autres administrations n’ont pas encore été affectés de manière officielle pour la plupart, indique le directeur de CRI sous couvert d’un anonymat. Les problèmes diffèrent cependant d’un CRI à l’autre et évoluent en fonction des rapports entretenus avec les autorités locales.
Aussi, la situation est contrastée avec des résultats, des chiffres de création d’entreprises toujours en hausse, des délais réduits pour la création d’entreprise. Ainsi, le CRI de Casablanca et celui de Marrakech, en déça des 48 heures, réfléchissent à d’autres moyens de réduire davantage les délais d’attente. Pour la capitale économique, il s’agit de passer globalement à la création d’entreprise en ligne. Un challenge opérationnel mais qui reste conditionné par certains aspects d’ordre juridique.
En effet, concernant les procédures, les CRI attendent toujours la réforme du fichier pour la création d’entreprise, l’identification unique, au lieu de 5 à 6 actuellement, et, entre autres, l’ élargissement de leurs compétences.
Pour le moment, les activités des Centres régionaux se limitent à l’aide à la création et à la délivrance des certificats négatifs. Les attributions de l’établissement prévoient un second guichet, lequel se chargera de l’accompagnement et de l’assistance de l’investisseur.
Les CRI ne peuvent pas traiter certains dossiers d’investissement comme le transport touristique et ceux dont les montants sont élevés.
Conséquence, dans le total des entreprises créées, l’industrie de la transformation, capitalistique, y représente à peine 5%. C’est surtout le secteur des services qui a le plus recours aux CRI avec 82% des entreprises créées via ces institutions. D’après le rapport rendu public par la Direction des Investissements (DI), les nouvelles entreprises voient le jour d’abord dans le Grand-Casablanca (21%). Viennent ensuite par ordre, les régions de Meknès-Tafilalet (13%), Doukkala-Abda et Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (12%), Souss-Massa-Drâa et Marrakech- Tansft- El-Haouz (8%).
Le rapport de la Direction des Investissements indique en outre que plus de la moitié de ces entreprises, soit 4.613, ont été créées par des personnes morales. Les CRI ont délivré 13 465 certificats négatifs au cours de la même année, avec une prédilection pour les secteurs des services et du commerce.
Par ailleurs, le nombre de dossiers d’investissements ayant reçus un avis favorable en 2003 a atteint 2.284 projets, pour une enveloppe totale de 46,25 milliard de dirhams. Ces projets permettront la création de 103.424 postes d’emploi. Il faut dire que 65% des entreprises ayant reçu un avis favorable se trouvent dans le triangle Casablanca, Settat, Marrakech et El Jadida. Très loin des régions de Taza-Al Hoceïma, Taounate et Tadla Azilal qui ferment la marche. Entre les différents CRI, l’activité est loin d’être homogène.

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