Abdelkader Amara en ouverture du 5ème cycle de formation sur la sécurité ferroviaire: Environ 81.000 km à moderniser en Afrique

Abdelkader Amara en ouverture du 5ème cycle de formation sur la sécurité ferroviaire: Environ 81.000 km à moderniser en Afrique

Le 5ème cycle de formation sur la sécurité ferroviaire dispensé, lundi, aux responsables de plusieurs pays africains est l’occasion pour Abdelkader Amara de s’exprimer davantage sur les relations maroco-africaines.

Pour le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, «le Maroc est déterminé à renforcer ses partenariats et à approfondir sa coopération exemplaire avec les pays africains dans les différents domaines de transports et de la logistique en vue de promouvoir leur développement économique».

Partage des connaissances

Cette coopération s’étale au transfert des expertises. Selon M. Amara, le Maroc est prédisposé à partager son expertise et savoir-faire avec les réseaux ferrés des pays africains. «Le Royaume aspire à relever ses relations au rang d’un partenariat Sud-Sud encore plus engagé, agissant et solidaire», enchaîne le ministre. Pour lui, le levier de formation s’avère également incontournable pour que certains réseaux ferrés puissent contrecarrer valablement le déficit notable en matière de mise à niveau et de réhabilitation de leur infrastructure de transport. 

13.200 km de nouvelles lignes à construire en Afrique

Bien que l’Afrique soit considérée aujourd’hui comme le continent de l’avenir, voire la nouvelle frontière de la croissance mondiale, au regard des performances qu’elle a enregistrées au cours de cette dernière décennie et du potentiel qu’elle présente, le ministre déplore que les réseaux subsahariens souffrent d’un retard en matière de réhabilitation de l’appareil de production. Selon M. Amara, le rattrapage du retard accumulé nécessite la modernisation de 81.000 km environ (24 milliards de dollars) et la construction de 13.200 km de nouvelles lignes (26 milliards de dollars). Dans ce sens, il prend appui sur les conclusions de l’étude «Revitalisation du rail en Afrique : destination 2040» approuvée par les ministres africains chargés du transport en avril 2014 lors de la 3ème Conférence organisée à Malabo en Guinée Equatoriale.

Vers un système de transport ferroviaire africain

«A travers ces cycles de formation, le Maroc cherche à développer un pôle d’expertises et de formation dans les secteurs du transport en vue de satisfaire les besoins aussi bien nationaux que régionaux», enchaîne le ministre. L’objectif étant d’ériger le Royaume en plate-forme régionale dans l’industrie et notamment celle liée au secteur du transport par le développement des industries de construction, de sous-traitance et de maintenance dans les domaines de l’aéronautique, du matériel ferroviaire et des chantiers navals. Pour sa part, le directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF) et président de l’Union internationale des chemins de fer (UIC)-Région Afrique, Mohamed Rabie Khlie, a indiqué que l’objectif de cette rencontre est de contribuer à asseoir le développement d’un système de transport ferroviaire africain fiable et viable, porteur de la mobilité durable et de l’inclusion économique du continent ainsi que l’amélioration de son positionnement et de sa compétitivité sur la scène internationale.

Objectifs de la formation

Pour rendre cette rencontre plus pertinente, plus attractive et atteindre les objectifs escomptés, les comités scientifique et d’organisation ont, selon M. Khlie, mis en place un bouquet regroupant des cours théoriques, des études de cas et des conférences autour de thématiques spécifiques co-animées par des experts de l’UIC et de l’ONCF, ainsi que l’organisation de visites de chantiers ciblés. Dans l’ensemble, cette session de formation bénéficie à 10 pays africains, à savoir le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo, la Tunisie et l’Algérie. Ce cycle de formation s’assigne, selon M. Khlie, pour objectifs de soutenir et d’appuyer techniquement les réformes et les projets d’envergure au sein du continent avec pour objectif de doter l’Afrique d’un véritable système de transport ferroviaire, offrant aux citoyens les meilleures conditions de mobilité, de fiabilité, de sécurité et de respect de l’environnement. Organisé par l’ONCF en partenariat avec l’UIC, cet événement qui se poursuit jusqu’au 26 mai s’inscrit dans le cadre d’une série de cycles de formation planifié annuellement par le Maroc au profit des responsables des réseaux africains autour des problématiques de taille à surmonter, tels le cas de sûreté et la sécurité des circulations ferroviaires et la maintenance de la voie.

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