Abdellatif Kabbaj: «Nous avons besoin d’une rallonge de 300 millions DH»

Abdellatif Kabbaj: «Nous avons besoin d’une rallonge de 300 millions DH»

Questions à Abdellatif Kabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT)

ALM : Quel bilan faites-vous de la dynamique touristique du Maroc ?

Abdellatif Kabbaj : Vous savez que nous stagnons à 10 millions de touristes depuis 2010 et c’est dommage. Logiquement on devrait  être à 15 ou 16 millions aujourd’hui et j’espère qu’on va pouvoir le développer plus rapidement. Pour se faire, il faut développer de l’aérien, comme il faut débloquer un budget pour la promotion. Sans cela, nous ne pourrions pas atteindre nos objectifs. Il faut également étendre la capacité litière dans le balnéaire, car nous ne disposons pas suffisamment de lits en bord de mer alors qu’au niveau du tourisme culturel la capacité est suffisante. C’est d’ailleurs dans cette perspective que nous avons organisé cette rencontre. Le but est de communiquer en termes de chiffres et de moyens mis en place par l’Office du tourisme. Et d’examiner les modalités pour faire redorer le blason Maroc et booster ce tourisme qui est un peu en panne.

Comment voyez-vous l’année 2017 ?

Pour l’année 2017 nous sommes très optimistes, aussi bien l’Office du tourisme que nous professionnels. Si l’on met les moyens bien sûr, or les moyens n’y sont pas encore. Il n’y a pas eu de rallonge pour l’Office, nous espérons que le futur gouvernement déploiera les moyens nécessaires pour promouvoir la destination. Si tous les moyes sont là je suis persuadé que nous y arriverons.

Quels sont les moyens que vous espérez ?

Il faut augmenter le budget, car l’année dernière on nous réduit 100 millions de dirhams pour l’octroyer à la Société marocaine de l’industrie touristique (SMIT). Ce transfert est une erreur monumentale. Je pense qu’il va falloir une rallonge de 300 millions de dirhams pour que le tourisme avance. Nous avons besoin de plus de touristes pour pouvoir améliorer nos occupations parce que la plupart des hôteliers ont investi de l’argent et n’arrivent pas à faire  face à leurs engagements financiers. Marrakech, par exemple, est à 43% d’occupation, or pour rentabiliser une ville il faut une moyenne de  65%.   

Propos recueillis par

Leila Ouchagour

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