Accélération de la délocalisation

«Depuis 1996, l’activité des semi-conducteurs a connu une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 30% permettant à la production de dépasser 1,5 milliards de DH en 2000», a indiqué le Premier ministre Abderrahman Youssoufi, lors de son allocution, lundi dernier, au Maroc, devant les participants à la onzième édition du Forum international «Electronics 2002», qui s’est penché cette année sur l’industrie des semi-conducteurs. Cette manifestation fut organisée par l’entreprise «Futurs horizons» ainsi que par le «conseil Maroco-américain pour le commerce et l’investissement.
La dernière enquête du ministère de l’Industrie et du Commerce a souligné qu’entre 1995 et 2000, les exportations en matière de technologies de l’information reposent majoritairement sur les industries de la sous-traitance de composants notamment les semi-conducteurs, les circuits intégrés ou encore le micro-assemblage. Aussi, les faits ne démentent pas une des conclusions de l’étude, qui prévoit une continuation dans la délocalisation des sociétés multinationales de certaines de leurs activités. C’est également dans cet esprit que le chef du gouvernement a rappelé : «la présence au Maroc de références internationales dans le domaine telles que TS Microelectronics, Thales Microsonics et CIEA, ainsi que des sous-traitants mondialement connus tels que Possehl, Auge Sat ou SPM». Pour en revenir aux résultats chiffrés. De sources ministérielles, les importations du secteur, entre 1995 et 2000 ont enregistré une moyenne de près de 7 milliards de DH.
En revanche, le résultat affiché en 2000 se fixe à 12 milliards de DH. Cette évolution consiste en une augmentation des importations de produits semi-conducteurs, de télécommunication à hauteur de 20% et d’ordinateurs et unités de mémoire à 17%.
Quant aux exportations, sur la même période, elles comptabilisent plus de 5 milliards de DH. Il faut dire que l’essentiel des exportations comprend des semi-conducteurs et de produits de micro-assemblage, il représente jusqu’à 99%. Les pouvoirs publics ont pour leur part, comme a insisté le premier ministre, « à élever le niveau d’attractivité de notre pays aux entreprises du secteur en faisant bénéficier celui-ci de l’appui du Fonds Hassan II pour le développement économique et social ». Objectif : réduction de la charge de l’investissement initial pour les entreprises intéressées. L’Etat y contribuera en matière de coûts d’acquisition de terrains et de construction de locaux nécessaires à la réalisation de projets d’investissement.

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