Accords de libre-échange : Un bilan satisfaisant, mais…

Accords de  libre-échange : Un bilan satisfaisant, mais…

Saad Eddine El Othmani brosse le tableau

Le développement positif des exportations des métiers mondiaux du Maroc a contribué à asseoir le positionnement du Maroc à l’international.

Le Maroc améliore son positionnement sur le marché mondial. La part du Royaume s’est légèrement appréciée lors des dix dernières années. Elle est ainsi passée de 0,11% en 2007 à 0,15%. C’est ce qu’a confirmé le chef de gouvernement Saad Eddine El Othmani en réponse à une question sur «les accords de libre-échange et leur impact sur la balance commerciale et la compétitivité des petites et moyennes entreprises ». Cette consolidation observée résulte de l’augmentation de la part du Maroc dans les marchés africains, américains et asiatiques. Le développement positif des exportations des métiers mondiaux du Maroc a également contribué à asseoir le positionnement du Maroc à l’international. Le secteur automobile enregistre une performance annuelle durant ces dix dernières années de l’ordre de 16%.

L’aéronautique affiche pour sa part une moyenne de 13,2% par an. La performance de l’industrie alimentaire s’articule autour d’une moyenne annuelle de 7,7%. En dépit des avancées enregistrées, le chef de gouvernement a souligné que «les échanges commerciaux et les investissements directs étrangers au Maroc ne reflètent pas les opportunités réelles offertes par les économies des pays avec lesquels le Maroc a conclu des accords de libre-échange». M. El Othmani a dans ce sens appelé les acteurs économiques marocains à présenter des offres d’exportation à valeur ajoutée, à diversifier leurs exportations vers ces pays, à assurer une plus grande compétitivité et développer une vision claire en harmonie avec les priorités du Royaume concernant ces accords. Le bilan dressé par le chef de gouvernement relatif à la dynamique des exportations marocaines réalisées dans le cadre des accords de libre-échange est dans son ensemble satisfaisant.

Le tableau brossé fait également ressortir un développement positif du contenu technologique de ces expéditions, et ce au profit des produits industriels de haute et moyenne technologie. Une nette progression a été observée au fil des dernières années. Elle s’est ainsi élevée à 54,2% contre 30,6% en 2007. La diversification des partenaires économiques a également joué en faveur du Royaume et a permis de renforcer le rythme des ventes du Maroc à l’export. Des taux de croissance satisfaisants ont été relevés sur la période allant de 2007 à 2017. On note dans ce sens une hausse de 6,10% dans le cadre de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne ainsi qu’une amélioration de 16,4% dans le cadre de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Les exportations marocaines réalisées dans le cadre de l’accord de libre-échange avec la Turquie ont grimpé de 30% au moment où celles inscrites dans le cadre de l’accord d’Agadir se sont améliorées de 16%. Saad Eddine El Othmani a souligné lors de son oral que ces accords de libre-échange ont contribué à accélérer le rythme des réformes engagées par le Maroc.

Il a énuméré dans ce sens la modernisation du cadre législatif et réglementaire du commerce extérieur, la simplification des procédures, l’amélioration du climat des affaires, la capacité compétitive des entreprises nationales ainsi que la promotion des investissements étrangers.
Le chef de gouvernement a par ailleurs rappelé les mesures prises pour éviter les impacts des accords de libre-échange sur le tissu économique et entrepreneurial et le produit national. La finalité étant d’accroître le niveau de l’économie nationale et améliorer l’accès des produits marocains aux marchés des partenaires commerciaux. Le Maroc a en effet mis en place de nouveaux mécanismes de suivi d’application de ces accords avec une évaluation continue de leurs résultats. Le Maroc a pris pour engagement la poursuite de la coopération avec les pays concernés à travers des commissions bilatérales et des comités de suivi des accords commerciaux ainsi que la consolidation des moyens d’appui et d’accompagnement de l’offre et de la compétitivité du produit national destiné à l’exportation.
A cela s’ajoute également l’amélioration de l’attractivité du Royaume pour les investissements étrangers

Union européenne, Etats-Unis, Turquie et Accord d’Agadir : A combien s’élèvent les échanges commerciaux ? 

Premier partenaire économique du Royaume, les échanges du Maroc avec l’Union européenne ont atteint à fin 2017 les 414 milliards de dirhams contre 229 milliards de dirhams dix ans plus tôt. Le taux de couverture des exportations par les importations a atteint les 66,4% l’année dernière. Ce taux s’inscrit en légère amélioration par rapport à 2007 et ce suite à la hausse des exportations marocaines vers les pays de l’Union européenne. Les ventes du Maroc à destination du marché européen se sont améliorées d’environ 6,2% annuellement au moment où les importations ont timidement évolué (0,6%). Du côté des Etats-Unis, les relations commerciales entre le Maroc et ce pays ont nettement progressé.

On relève dans ce sens des échanges de l’ordre de 39,7 milliards de dirhams en 2017 contre 18,4 milliards de dirhams en 2007, soit 5,8% du total des échanges commerciaux extérieurs du Maroc. A cet effet, le taux de couverture des exportations est de 32,7% en 2017, en hausse de 19,4% par rapport à 2007. Dix ans après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec la Turquie, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 26,1 milliards de dirhams en 2017, contre 6,9 milliards de dirhams en 2007. De même, le volume des échanges avec les pays du groupe Agadir est estimé à 686 millions de dirhams en 2017, contre 286 millions de dirhams en 2007.

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