Acier : la commission européenne se donne rendez-vous au 19 juillet

La commission européenne s’est récemment prononcée au sujet du dossier de l’acier qui la lie aux Etats-unis.
Les exemptions accordées par le pays de l’oncle Sam aux sidérurgistes du vieux continent seront examinées dans les quinze jours qui viennent, précisément le 19 du mois en cours. Réunis à Bruxelles le 19 juillet, les représentants des Etats européens examineront la question.
C’est ce qu’a déclaré un porte-parole de la commission européenne à l’agence Reuters. La même source a en effet indiqué que l’Union européenne pourrait s’abstenir de mettre en application sa première série de sanctions prévues initialement pour le 1er août si elle constate que les mesures américaines sont suffisantes. Les Américains s’étaient fixé le 3 juillet comme date limite pour l’examen des demandes de dérogation soumises par les producteurs d’acier étrangers. Selon le porte-parole de Pascal Lamy, commissaire européen au commerce, «les Etats unis savent que nous allons faire un rapport le 19 juillet aux Etats membres de l’Union européenne, en leur présentant des recommandations sur la stratégie à suivre».
En juin déjà, la stratégie empruntée par le corps des ministres des Affaires générales de l’Union Européenne prédisait la posture tenue actuellement par les quinze. Ce fut en réponse à la décision en mars des Etats-Unis de relever les droits de douane sur les produits de l’acier de 8 à 30%. « Si les choses tournent bien » et si nous obtenons des exemptions « substantielles », alors « nous recommanderons » que les Américains puissent profiter du « bénéfice du doute et nous reviendrons à la question en octobre, en maintenant le droit d’imposer des sanctions ultérieurement, si les promesses américaines ne sont pas tenues », a affirmé le porte-parole.
L’Union européenne a décidé de deux listes de produits américains susceptibles d’être surtaxés, dont la première pourrait entrer en vigueur dès le 1er août.
« A ce stad je ne sais pas ce que vont présenter les Américains, ils ont tout intérêt à présenter l’ensemble des éléments de limitation des dommages » afin que l’UE ne soit pas obligée « d’utiliser l’instrument des sanctions » qui « n’est pas notre instrument favori », a indiqué M. Gooch, porte-parole de Pascal Lamy.

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