Activité économique : La reprise se confirme

Activité économique : La reprise se confirme

Au terme du premier trimestre 2017, la consommation de l’énergie électrique s’est affermie de 1,6%, après une hausse de 3,3% un an plus tôt.

L’activité économique poursuit son redressement au niveau national. C’est ce que confirme la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’économie et des finances dans sa dernière note de conjoncture. Comparé à la dynamique affichée au cours de l’année passée, les indicateurs conjoncturels récents restent positifs. Une évolution qui est soutenue par les performances du secteur agricole. Ce dernier reprend de plus belle. Selon la DEPF, l’activité agricole impacterait favorablement le reste de l’économie, précisément les branches du commerce et du transport ainsi que la demande des ménages. L’activité non agricole se serait relativement accélérée en ces premiers mois de l’année. Ce redressement intervient sous l’effet de l’amélioration du secteur tertiaire, marqué par la poursuite de la reprise des activités touristiques. Le secteur secondaire serait en phase avec le bon comportement des exportations nationales nourries par la bonne orientation des activités de l’Office chérifien des phosphates, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc. Tour d’horizon des principales réalisations économiques observées durant les premiers mois de l’année 2017.

Phosphate : Une évolution favorable au premier trimestre

Un net rebond de la production des dérivés de phosphates. Après avoir enregistré un recul de 1,2% l’année précédente, cette production a affiché une croissance à deux chiffres durant le premier trimestre de l’année. La Direction des études et des prévisions financières relève dans sa note de conjoncture une hausse de 35,3% à fin mars 2017. Ce pic observé recouvre une hausse de la production des engrais phosphatés de 47,8% et ce après une baisse de 5,4% une année auparavant. La production de l’acide phosphorique a maintenu sa progression passant d’une hausse de 4,4 à 20,1%. La production de phosphate roche a également connu une appréciation au titre des trois premiers mois de l’année. On relève dans ce sens une hausse de 7%, et ce après une amélioration de 10,2% une année auparavant. S’agissant du volume des ventes à l’étranger de phosphate, la DEPF note un raffermissement. Les ventes se seraient appréciées de 24,4% par rapport à la même période de l’année passée. Le volume des exportations des dérivés de phosphate a grimpé de 31% recouvrant une hausse du volume des expéditions des engrais naturels et chimiques de 46,8% et de celui de l’acide phosphorique de 6%.

Energie électrique : La production s’atténue

Se référant à la DEPF, la production de l’énergie électrique s’est légèrement repliée au mois de mars. La baisse relevée est de 0,4%, soit une nette atténuation par rapport au recul enregistré un mois auparavant (-6,6%). Le secteur a connu par ailleurs une bonne tenue de la consommation de l’énergie électrique, et ce dans tous les segments.

L’analyse trimestrielle fait ressortir une baisse de 1% de la production de l’énergie électrique et ce après une hausse de 1,7% par rapport au même trimestre de l’année précédente. «Ce repli est en relation avec la baisse de la production de l’ONEE de 3% et de la production privée de 1,6%, atténuée par la hausse de 44,6% de la production des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables», explique la DEPF dans sa note de conjoncture. Notons que le solde d’importations-exportations en énergie électrique entre le Maroc, l’Espagne et l’Algérie s’est inscrit en progression de 15,5%. Cette hausse résulte de l’augmentation du volume des importations de 14,6%  après une progression de 15,9%  l’année précédente. L’évolution de l’énergie nette appelée remonte à 2,6% contre 3,5% observée à fin mars 2016.  La DEPF observe également un renforcement de la consommation de l’énergie électrique (3,6%). «Ceci est tiré par la hausse de 2,7% des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension, alimentée par la progression de celles adressées, principalement, au secteur industriel de 4,4% et de celles attribuées aux distributeurs de 1,2%», relève-t-on de la note de conjoncture. De même, la consommation de l’énergie de basse tension s’est appréciée de 6,2% durant le mois de mars 2017. Au terme du premier trimestre 2017, la consommation de l’énergie électrique s’est affermie de 1,6%, après une hausse de 3,3% un an plus tôt. Cette évolution recouvre une hausse de 1,7%  de celle de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension et de 1,2% de celle de basse tension.

Liquidité des banques : Le besoin toujours aussi grand

Le besoin de liquidité des banques ne cesse de croître. Et pour cause : la circulation fiduciaire augmente. C’est ce qu’a constaté la DEPF durant le mois d’avril. Pour combler l’insuffisance des trésoreries bancaires, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses interventions. La banque centrale a ainsi injecté de la liquidité, essentiellement à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres, dont le volume moyen s’est établi à 14,8 milliards de dirhams après 13 milliards en mars 2017. «Bank Al-Maghrib est intervenue également à travers les opérations de prêts garantis à 1 an au titre du programme de soutien au financement des TPME dont l’encours s’est maintenu à 4,5 milliards de dirhams à fin avril 2017», explique dans ce sens la Direction des études et prévisions financières. Par ailleurs la DEPF souligne dans sa note de conjoncture que les réserves internationales nettes ont connu un repli au mois de mars. La baisse est estimée à 1,6%, soit 4,1 milliards de dirhams de moins. Ainsi les réserves internationales nettes se sont établies à 246,8 milliards de dirhams au titre du troisième mois de l’année, soit l’équivalent de 6 mois et 12 jours d’importations de biens et services contre 6 mois et 27 jours à fin mars 2016. La décélération a également été relevée en glissement annuel. Le taux d’accroissement des réserves s’est établi à 4,3% à fin mars 2017 après une hausse de 29,6% l’année précédente.

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