Actualité : La CGEM à l’heure du changement

C’est ce vendredi 30 juin 2006 à quinze heures au centre de formation de la Banque Centrale Populaire que se tient l’assemblée générale élective de la CGEM. Le tandem Moulay Hafid Elalamy-Mohamed Chaibi, au devant de la seule liste candidate,  soulève un enthousiasme sans précédent. D’abord en ralliant un nombre de signatures record durant les préliminaires  (250 contre un minimum de 100), puis en fédérant grandes et petites entreprises autour d’une même idée : redonner à la CGEM sa mission première de force de proposition au service de l’entreprise. 
A  la veille du scrutin, pas moins de 1058 entreprises sur un total de 2 204 adhérents étaient à jour sur leurs cotisations.
En d’autres termes, ces entreprises, qui sont aptes au vote, représentent  4 100 voix sur un total de 7 123. Alors que par le passé, l’on peinait à mobiliser 12 millions de dirhams, pour cette année, les cotisations dépassaient déjà 16 millions de dirhams quatre jours avant la date limite.
A la veille de l’AGO,  il n’était  pas exclu que l’on se soit  rapproché davantage des 23 millions dirhams prévus. Reste désormais une question : combien seront présents ce vendredi 30 juin 2006 au moment du vote. Compte tenu du fait qu’il n’y a qu’une seule liste candidate, l’abstention risque d’être de la partie, avertit un entrepreneur pour qui la qualité de la campagne menée par le tandem Elalamy-Chaibi notamment dans les régions attirera beaucoup de monde lors de  l’AGO.
Plus qu’un simple vote, ce scrutin est avant tout un changement de mode de gouvernance, comme le souligne un vieil habitué des arcanes de la confédération patronale.
La CGEM sera dirigée désormais par un tandem, un président et un vice-président, en lieu et place de la présidence unique qui a prévalu jusque-là. «C’est un changement salutaire qui nous permet de ne pas tomber dans la personnalisation de la confédération », déclarait Mohamed Chaibi dans un entretien accordé à Aujourd’hui le Maroc.
De leurs côtés, les nombreux partisans au changement pensent comme Youssef Alaoui, président de la FISA (Fédération Interprofessionnelle du secteur avicole) souhaitent «qu’il y ait moins de cooptés dans les structures décisionnelles».
L’un des grands enjeux du  futur changement risque sera la formation du bureau. Celui-ci sera composé d’une soixantaine de personnes. Au premier rang, figureront les 26 présidents des différentes fédérations membres et les huit présidents des unions régionales.
Les uns et les autres devront se faire réélire entre le 1er juillet et le 30 septembre. Les statuts donnent au tandem la possibilité de coopter l’équivalent de 25% des membres du bureau et la nomination des 10 présidents de la commission.
Un véritable enjeu compte tenu des missions de ces commissions qui couvrent des problèmes aussi transversaux que la «politique économique», le «Droit de l’entreprise», la «fiscalité», l’éthique et la bonne gouvernance.
A s’en tenir aux déclarations des différents membres du team Elalamy-Chaibi, la CGEM s’appuiera de plus en plus sur les huit unions régionales pour affiner sa stratégie.

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