Aérien : En deçà de la dynamique mondiale

Aérien : En deçà de la dynamique mondiale

L’analyse faite par la banque d’affaires BMCE Capital du secteur aérien marocain est riche en informations. Ainsi, estime la banque d’affaires, la croissance du trafic de passagers au Maroc reste en deçà de la dynamique mondiale.
Entre 1986 et 2003, le nombre de passagers reçus par les différents aéroports marocains s’est inscrit en hausse de 3,6% en rythme annuel moyen, atteignant 6,7 millions contre 3,7 millions en début de période. Cette évolution, en deçà de la croissance mondiale, reflète les effets des crises tant nationales qu’internationales ayant affecté le secteur, notamment la guerre en Irak en 1991, les attentats de Marrakech en 1995, les attaques du 11 septembre 2001 et les actes terroristes de Casablanca en 2003.
Au terme de la saison 2003, le trafic aérien national a relativement bien résisté, polarisant 6,7 millions de passagers, en accroissement de 5000 voyageurs par rapport à l’année précédente.
Par opérateur, la RAM revendique une part de marché, tous types de vols confondus, de 64,7% en 2003, suivie loin derrière de la RAL qui se confine à 1,7%. Les compagnies étrangères accaparent, de leur côté, une proportion de 33,6%.
Le renforcement du positionnement de la compagnie nationale au courant de l’année 2003 est à mettre à l’actif de la dynamique enregistrée au niveau du charter, réalisée en défaveur des autres opérateurs de la place.
La ventilation du trafic de passagers par nature révèle la prédominance des vols réguliers, qui en accaparent 73,3%, suivis des vols charter (ou non régulier) avec une part de 23,2% ; les 3,5% restant étant constitués de vols de transit. Cette structure est restée relativement inchangée, comme en témoigne l’évolution quasi-identique du trafic régulier (+1,5%) et celui non régulier (+1,3%) sur la période 1998-2003.
Toutefois, une concentration du trafic régulier sur le hub de Casablanca est dominante. Ainsi, estime l’étude, le trafic de passagers est essentiellement concentré sur les trois aéroports de Casablanca, Marrakech et Agadir, avec des parts respectives de 50,7%, 20,4% et 14,6%, soit ensemble plus de 85% du total. De leur côté, les aéroports de Tanger, Oujda, Rabat et Fès accaparent 10,9% du trafic ; les 3,5% restant étant réalisés par les huit autres aéroports que compte le Royaume. Le trafic régulier est largement dominé par l’aéroport de Casablanca, en raison du poids économique de la ville et son corollaire le tourisme d’affaires. Avec 66,5% du total des passagers, l’aéroport Mohammed V est suivi de ceux de Marrakech et d’Agadir, avec des proportions respectives de 11,1% et de 8,1%.
Profitant de son tourisme florissant, Marrakech a vu ses affluences en passagers réguliers augmenter de +6,6% depuis 1998 à 544 584 voyageurs.
Le trafic régulier international est également capté dans sa majorité par l’aéroport casablancais, avec une part de 73,5%. L’ouverture de lignes régulières internationales additionnelles sur Marrakech a eu pour effet la hausse de 23,9% à 298 734 passagers des flux sur cet aéroport, portant sa part à 8,5% contre moins de 4% en 1998.

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