Aérien : la RAM revient au Liban

Aérien : la RAM revient au Liban

Casablanca se rapproche du Moyen-Orient. Dorénavant, il ne faut plus que 4h30 pour rallier l’une des capitales les plus emblématiques de la rive Est de la Méditerranée, Beyrouth en l’occurrence. Depuis le 30 octobre 2005, la Royal Air Maroc a en effet réouvert cette liaison qu’elle avait abandonnée il y a 20 ans. Le vol inaugural de cette destination a eu lieu jeudi 24 novembre 2004 en présence de membres de la direction générale, agences de voyages marocaines et africaines de l’Ouest ainsi que des représentants des médias de plusieurs pays. « Nous voulons marquer le retour de cette liaison qui a longtemps été rentable pour la compagnie », estime un responsable de la RAM. Les liaisons entre le Maroc et le Liban ont en effet été créées dans les années 60. A cette époque, le pays du cèdre était « la Suisse du Moyen-Orient ». Après le déclenchement de la guerre civile dans les années 70, ces liaisons sont devenues très irrégulières. Les troubles que le Liban a connus durant plus d’une quinzaine d’années ont pénalisé le trafic aérien, l’aéroport de Beyrouth ayant même été fermé à plusieurs reprises pour n’être réouvert que vers le début des années 90. En 1985, la direction de la compagnie aérienne a finalement pris la décision de suspendre les vols sur cette destination vu l’instabilité que vivait la région à cette époque.
Mais au-delà de la symbolique de cette ligne et de la dynamique qu’elle ne manquera pas d’insuffler au trafic aérien entre les deux pays, les responsables de la compagnie nationale visent un grand objectif, celui de la communauté libanaise résidant dans différents pays de l’Afrique de l’Ouest. «C’est une niche qu’il nous fallait absolument exploiter, et c’est ce qui nous a poussés à envisager la reprise de la ligne Casablanca-Beyrouth», explique pour sa part Saâd Azzioui, directeur du pôle Maroc au sein de Royal Air Maroc. Pour contrecarrer la concurrence pourtant très rude sur cette liaison, notamment de la part de la compagnie libanaise Middle-East Airlines, qui assure des vols directs entre cette partie de l’Afrique de l’Ouest et le Liban, le management de la RAM joue la carte du prix. Ainsi, le billet aller-retour entre Casablanca et la capitale libanaise coûte quelque 4000 DH HT, alors que le même billet entre différentes capitales de l’Afrique de l’Ouest et Beyrouth coûte la somme de 6500 DH HT. «Sur ces destinations, la RAM offre également un autre avantage, celui de 40 kg, ce qui n’est pas négligeable pour des immigrés qui rentrent régulièrement chez eux», ajoute M. Azzioui. Autre atout dont la compagnie marocaine dispose se rapporte à la multiplication de ses fréquences à destination et en provenance de ces capitales africaines lors des derniers mois. A titre d’exemple, Dakar est desservie par deux vols quotidiens, alors que la capitale ivoirienne, Abidjan, par un vol par jour.
Des villes comme Libreville ou Niamey sont desservies par trois vols hebdomadaires, alors que Conakry ou encore Bamako sont reliées à Casablanca par deux vols par semaine assurés par Royal Air Maroc. La nouvelle destination libanaise intéresse en outre les professionnels du tourisme des deux pays qui disposent-là d’un excellent moyen de dynamisation de leur activité touristique. «Nous sommes confiants en l’avenir de cette destination qui est appelée, dès avril 2006, à passer à quatre vols par semaine», conclut le directeur du pôle Maroc de la compagnie.

DNES à Beyrouth

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