Affaires : Bon climat et forte concurrence

Affaires : Bon climat et forte concurrence

Bon climat général des affaires durant le premier trimestre 2007. C’est ce que vient de dévoiler une enquête de conjoncture réalisée par Bank Al-Maghrib. En effet, 57 % des industriels estiment bon le climat général des affaires durant le premier trimestre de cet exercice, 38 % le jugent moyen et 5 % le considèrent médiocre, soit un solde d’opinion de 52 %, en amélioration de 5 points d’un trimestre à l’autre, selon les résultats trimestriels de cette enquête. «Cet optimisme est partagé par les opérateurs dans l’ensemble des secteurs, particulièrement les industries électriques, électroniques, mécaniques et métallurgiques. Les prévisions pour les trois prochains mois sont, également, très favorables», explique-t-on.
Même avec ce «bon» climat, les chefs d’entreprises ont listé les entraves au développement de la production. Dans un contexte de forte concurrence, ils ont mis l’accent sur le coût élevé des intrants et le manque de personnel qualifié (voir camembert).
Pour les conditions de production, les enquêteurs de la Banque centrale se sont penchés sur l’approvisionnement, le niveau des stocks de matières premières, l’évolution des effectifs ainsi que sur le climat social. Pour le premier volet, les résultats révèlent que 18% des entreprises ont éprouvé des difficultés d’approvisionnement contre seulement 1% des sociétés pour lesquelles l’approvisionnement actuel demeure facile, soit un solde d’opinion de 17%.
Pour le second point,  le niveau des stocks détenus par les entreprises a été jugé dans l’ensemble inférieur à la normale. «Sur le plan sectoriel, il est estimé excédentaire dans les industries électriques et électroniques, normal dans les industries du textile et du cuir et insuffisant dans les autres secteurs», selon cette enquête.
Pour les effectifs, Bank Al-Maghrib reste optimiste en annonçant que cette tendance haussière enregistrée durant les trois premiers mois de 2007 se maintiendra durant le second trimestre de cette année. «L’évolution d’un trimestre à l’autre des effectifs employés reste globalement orientée à la hausse, à l’exception des industries agroalimentaires qui ont connu une baisse et des industries chimiques et parachimiques qui ont enregistré une quasi-stagnation de leurs effectifs», précise-t-on.
Cette évolution du nombre des effectifs employés a bénéficié d’un climat social serein. En fait, 91% des entreprises enquêtées ont qualifié de calme la situation du climat social. En revanche, 9 % l’ont estimée tendue notamment dans les industries électriques et électroniques.
S’agissant des coûts de production, Bank Al-Maghrib note que le coût unitaire de production a augmenté dans l’ensemble des secteurs. Et ce sont les industries agroalimentaires qui ont connu un renchérissement des matières premières et une baisse des approvisionnements liés à la mauvaise évolution de la compagne agricole.
Pour la trésorerie des entreprises sondées, l’enquête révèle que la situation de trésorerie est normale pour 79% des entreprises, supérieure à la normale pour 7% et inférieure à la normale pour 14% des entreprises.

Investissement :  Pour l’autofinancement

Pour la structure du financement des investissements envisagés à court terme, l’autofinancement vient en première place avec 60% des réponses, suivi du crédit bancaire avec 25% et le crédit bail avec 11%. L’augmentation de capital et les autres modes de financement interviennent à hauteur de 3 et 2% respectivement, selon cette enquête. Les conditions d’accès au financement bancaire sont jugées normales par 82% des entreprises industrielles, faciles par 7% et difficiles par 11% des entreprises. S’agissant du coût du crédit, les entreprises estiment qu’il reste élevé dans l’ensemble.

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