Affaires : Plus proche des standards internationaux

Le rapprochement de l’économie marocaine des normes internationales, selon l’ambassadeur du Maroc en France, Fathallah Sijilmassi, s’opère par l’accompagnement des normes et règlements européens, notamment au niveau de la fiscalité, ainsi que par l’élaboration d’un programme de modernisation et de privatisation très avancé, a souligné jeudi soir à Paris le diplomate marocain lors d’une conférence sur « Les perspectives de l’économie marocaine en 2005 », organisée dans le cadre de la 4-ème convention France-Maghreb.
Devant un auditoire composé d’entrepreneurs, cadres, responsables politiques et jeunes diplômés français et maghrébins, M. Sijilmassi a signalé que cette modernisation s’est accompagnée d’une libéralisation de l’économie qui est à la fois irréversible et en même temps progressive et équilibrée pour éviter qu’elle ne soit trop forte par rapport à la capacité d’absorption de l’économie marocaine.
L’objectif, a-t-il dit, est de faire en sorte que l’économie marocaine puisse être intégrée progressivement dans l’économie régionale et mondiale.
Après avoir donné un aperçu sur l’évolution de l’économie marocaine depuis les années 80, M. Sijilmassi a indiqué que cette dernière est devenue de moins en moins dépendante que par le passé de l’aléa climatique et qu’elle se caractérise par un taux d’épargne national supérieur au taux investissement à partir de 2001, par l’émergence de grands secteurs exportateurs ainsi que par un flux d’investissements dont la croissance est permanente. Abordant les indicateurs macro-économiques, il a précisé que le taux de croissance s’est situé en 2003 à 5,5 %, l’inflation s’est stabilisée dans une situation de relatif équilibre permanent à 1,2 %, le déficit budgétaire a été maîtrisé dans la limite de 3 % et le chômage a vu son taux s’établir à 11,9 %.
M. Sijilmassi a souligné, d’autre part, que le développement des transports et des infrastructures constitue un élément moteur de croissance, rappelant que plusieurs initiatives ont été entreprises pour développer les réseaux routiers, autoroutiers et ferroviaires dans le Royaume pour, à la fois, rendre plus compétitives les entreprises installées dans les différentes régions du Maroc et rapprocher plus le Maroc de l’Europe à travers des connexions de plus en plus fluides.

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