Affichant des indicateurs économiques en phase avec ses prévisions: Le département de Boussaid est optimiste

Affichant des indicateurs économiques en phase avec ses prévisions: Le département de Boussaid est optimiste

C’est ce qui se dégage de sa récente note de conjoncture réalisée par sa Direction du trésor et des finances extérieures au titre du mois de septembre 2015. A noter que le ministère a récemment révisé à la hausse ses perspectives pour tabler sur une croissance économique de 5% contre 4,4% prévue initialement sous l’effet de la bonne performance du secteur agricole et de la poursuite du rétablissement progressif des activités non agricoles.

Le secteur primaire a tenu ses promesses

Après la réalisation d’une année agricole globalement satisfaisante en 2013-2014, l’actuelle campagne agricole a connu un meilleur démarrage en raison de conditions plus favorables en termes de pluviométrie, d’avancement des travaux du sol et d’emblavement des superficies. C’est ainsi qu’au titre de la campagne agricole 2014/15, la production céréalière a été révisée à la hausse de près de 5% par rapport aux estimations initiales annoncées par le département de l’agriculture en avril dernier pour atteindre un nouveau record historique de 115 M.qx contre 68 M.qx durant la campagne précédente, soit une hausse de 69,1%. Cette production est répartie à hauteur de 49% pour le blé tendre (56 M.qx), 30% pour l’orge (35 M.qx) et 21% pour le blé dur (24 M.qx). Aussi, selon la note de conjoncture, les conditions climatiques favorables conjuguées aux efforts déployés par les agriculteurs et l’engagement permanent du département de l’agriculture ont permis d’assurer un bon comportement des filières liées à l’élevage, aux légumineuses, aux cultures maraîchères et fourragères qui devraient compenser les contreperformances affichées par l’arboriculture fruitière.

Le déficit commercial se rétracte

Au terme des sept premiers mois de l’année 2015, la situation des échanges extérieurs a été marquée par un allègement du déficit commercial de 23,6 milliards de dirhams ou 20,3% pour revenir à 92,7 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une augmentation de 7,6 milliards de dirhams des exportations évaluée à 6,4% et une baisse de 16 milliards de dirhams des importations, soit 6,8%. Ainsi, le taux de couverture s’est amélioré de 7,2 points, d’un an à l’autre, pour s’élever à 57,8%. Dans ce sillage, la note de conjoncture relève que profitant, notamment, de la réduction du déficit commercial, des cessions massives des billets de banques étrangers à BAM durant la période estivale, de l’encaissement par le Trésor d’un montant de 817 millions de dirhams au titre d’un prêt du FMA et du versement par l’UE de la redevance au titre de l’accord de pêche pour un montant de 600 millions de dirhams, les réserves internationales nettes (RIN) se sont améliorées de 18 milliards de dirhams au terme des sept premiers mois de l’année pour atteindre 198,8 milliards de dirhams. Ce niveau des RIN permet une couverture de près de 6 mois d’importations.

Les finances publiques s’équilibrent

Sur les sept premiers mois de l’année 2015, la situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir un déficit budgétaire de près de 23,6 milliards de dirhams contre 31,7 milliards de dirhams à fin juillet 2014, soit une amélioration de 25,6%. Cette situation résulte de la baisse des dépenses globales de 4,8 milliards et de l’amélioration importante du solde des comptes spéciaux du Trésor (CST) de 6,3 milliards de dirhams. En ce sens, le ministère conclut que ces évolutions montrent que l’exécution de la loi de Finances 2015 est globalement en ligne avec les prévisions initiales.

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