Africa Sukuk Conference : L’expérience marocaine citée en exemple

Africa Sukuk Conference : L’expérience marocaine citée en exemple

Le rôle des Sukuk comme moyen et mécanisme de financement stratégique a été discuté par les experts internationaux participant à la première édition de l’Africa Sukuk Conference.

Le Maroc a été cité en exemple en matière de mise à profit des Sukuk pour le financement de chantiers structurants, inspirant, par là, d’autres pays du continent désireux de bénéficier de ce système aux retombées socio-économiques positives sur la réalisation des infrastructures et le soutien des TPME. Les différents intervenants ont relevé la vitalité d’une mutualisation des efforts des acteurs directement concernés, des banques traditionnelles, des compagnies d’assurance et des autres entités financières, afin de surmonter les obstacles ayant entravé les précédentes expériences et de mettre en place un modèle de nature à stimuler des projets à forte valeur ajoutée. La première conférence des Sukuk en Afrique est organisée par Fineopolis Institute, membre du groupe IFAAS, société de conseil en finance islamique, ainsi que le cabinet d’avocats américain Kramer Levin, spécialisé en droit financier. Cet événement vient promouvoir la place de ce mode de financement et des marchés des capitaux participatifs et de les positionner en tant que levier majeur de croissance économique dans le continent.

Traitant des problématiques clés des marchés des capitaux islamiques, de leurs dynamiques, des besoins ainsi que des attentes des investisseurs, les organisateurs de cette rencontre veulent offrir de nouvelles perspectives à l’ensemble des acteurs de ce secteur et s’ériger comme le carrefour incontournable des Sukuk. Selon un récent rapport de l’International Islamic Finance Market, le volume d’émissions Sukuk en Afrique a atteint près de 22 milliards de dollars en 2018.

A ce propos, il convient de souligner qu’au cours des dernières années, le Maroc, l’Afrique de l’Ouest, l’Algérie, le Kenya, le Nigeria, la Tunisie et l’Afrique du Sud ont tous mis en place un cadre réglementaire, fiscal et juridique permettant aux opérateurs d’offrir leurs produits et services à des publics plus larges et aux entreprises.

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