Afriquia Gaz a la cote

Afriquia Gaz a la cote

La souscription à l’augmentation de capital d’Afriquia Gaz  prend fin aujourd’hui. Commencée le 28 juin, cette opération intervient avec la prise de contrôle de Tissir Primagaz, donnant à Afriquia Gaz les moyens de devenir un opérateur national de référence sur le marché marocain du GPL. Les analystes sont unanimes. En optant pour un mode de financement hybride (apport en fonds propres de 75%  et  endettement financier de 25%  le management d’Afriquia Gaz a souhaité préserver son assise financière tout en profitant d’un effet de levier.
L’acquisition de TPZ par Afriquia Gaz s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe Akwa et de son recentrage sur ses métiers de base où il exerce depuis 1966. L’objectif, souligne Attijari Intermédiation,  étant de «constituer un opérateur de taille importante dans un marché atomisé». Cette acquisition constitue donc un réel levier de croissane dans la mesure où les gains de parts de marchés sont limités dans ce secteur et l’évolution de la consommation est relativement stable sur les cinq dernières années.
Le mode de financement retenu pour cette opération vise, selon l’étude, «à préserver l’assise financière d’Afriquia Gaz mais aussi à offrir aux actionnaires l’opportunité d’accompagner la société dans son projet industriel ». L’analyse qui conclue après différentes approches d’appréciation de la valeur Afriquia Gaz fixe le cours objectif moyen à 540 dirhams et recommande de souscrire à cette augmentation de capital.
L’une des approches d’appréciation  d’Afriquia Gaz repose sur la valorisation basée sur le parc de bouteilles, cœur du métier de l’entreprise. «Cette approche nous paraît déterminante dans la mesure où le parc de bouteilles constitue à la fois le fonds de commerce et la force de frappe de tout opérateur gazier», note l’étude. En d’autres termes, l’investissement dans les bouteilles de gaz (entretien et extension) constitue dans ce secteur, selon les analystes, «un réel levier de développement, et également un moyen stratégique de contrôle du marché par rapport au stockage et à la distribution». Suivant cette logique, la valeur de la bouteille de gaz est déduite à partir du rapport entre la capitalisation boursière d’Afriquia Gaz et la valeur de la transaction de TPZ et le parc de bouteilles détenu par chacune. Résultat, les prix unitaires de la bouteille de l’ensemble consolidé devraient évoluer dans un intervalle situé entre 106 et  162 dirhams,  ce qui mène vers un objectif de cours compris dans la fourchette comprise entre 505 dirhams et 775 dirhams. L’autre méthode de valorisation, établie sur des hypothèses de croissance prudente, notamment un taux de croissance à long terme de 2,5% arrive à un cours objectif de 570 dirhams. Des conclusions non loin de celles fournies par la méthode dite des comparables, une démarche classique reposant sur une valorisation de l’entreprise par les multiples boursiers. Une méthode qui donne de bons résultats mais qui se heurte pour le cas du marché marocain à l’absence d’un benchmarking approprié parmi les valeurs cotées localement. Aussi, les analystes ont retenu comme base de comparaison pour l’entité consolidée, les niveaux de valorisation d’Afriquia à périmètre individuel sur la base des résultats 2004. Conclusion tirée de cette approche : «On remarque que le cours objectif du nouvel ensemble ressort à des niveaux relativement bas. Ce résultat s’expliquerait par l’effet dilutif de l’opération mais aussi de la faiblesse des synergies identifiées en 2005 et 2006. En 2007, le bénéfice par action devrait retrouver un niveau normatif post fusion ». Les synergies induites par les différentes opérations d’Afriquia Gaz devront jouer à partir de 2006 avec des bénéfices de l’ordre de 31 millions de dirhams par an.

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