Agriculture : Faible apport du secteur primaire

Selon une étude publiée par la Direction des études et des prévisions économiques (DEPF), l’apport du secteur primaire reste très limité pour la croissance économique marocaine. L’étude signale, par ailleurs, que ce constat "ne pourrait que s’aggraver si des mesures ne sont pas prises pour dynamiser l’implication des moyens technologiques dans la production agricole". Ces mesures, souligne le document, devraient notamment s’atteler à la bonne gestion des ressources hydriques, la fertilisation des terres, le choix de la semence et l’amélioration des races. Rappelant que le secteur primaire constitue l’épine dorsale du tissu socio-économique marocain de par sa contribution importante dans l’emploi (40% au niveau national et 80% au niveau rural) et de son appartenance "presque intégrale" à l’économie de subsistance les auteurs du document soulignent que l’importance de ce secteur, cependant, fluctue entre les régions avec la diversité climatologique qui caractérise le Maroc où le bour (non irrigué) occupe l’essentiel de la surface agricole arable (90%)". Diffusée au lendemain de la publication par le département de l’Agriculture des prévisions de la production céréalière estimée cette année à 86 millions de quintaux), l’étude de la DEPF soutient que le secteur primaire "ne pourrait être considéré comme une activité motrice pour le développement socio-économique des régions sans qu’il soit inscrit à l’amont de l’industrie dans une optique globale de la valorisation de la production régionale". Selon le document, l’analyse régionale du secteur primaire met en exergue la prédominance de la céréaliculture, illustrant ainsi l’orientation vivrière des exploitants agricoles. Par contre, ajoute-t-on, les régions desservies par la grande hydraulique ont plus d’alternatives, notamment dans l’arboriculture et les cultures industrielles.  

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