Agriculture : Un système d’assurances pour les agriculteurs

Agriculture : Un système d’assurances pour les agriculteurs

L’agriculture se dotera bientôt d’un système d’assurances plus complet. C’est ce qui ressort de la réunion de présentation des résultats d’une étude sur la gestion des risques agricoles tenue à Skhirate en date du jeudi 18 août. Cette rencontre présidée par Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, a porté sur le diagnostic des programmes existants en matière d’assurance agricole. «Notre réunion d’aujourd’hui est l’occasion de partager et débattre les résultats intermédiaires des phases 1 et 2, qui portent sur la hiérarchisation des risques agricoles et l’analyse des attentes des opérateurs en matière d’assurance agricole», a souligné M. Akhannouch dans son discours d’ouverture. En effet, le département de l’agriculture a lancé, fin 2010, une étude stratégique sur «la gestion des risques et la mise en place d’un système d’assurance agricole». Cette nouvelle stratégie de gestion des risques et d’assurance agricole a pour finalité de réduire la vulnérabilité des petits agriculteurs face aux risques agricoles, de promouvoir et sécuriser l’investissement agricole et d’orienter le soutien public vers des instruments permettant une meilleure gestion des risques agricoles, et en premier lieu l’assurance. Dans ce sens, l’étude a été dirigée en plusieurs étapes, notamment la cartographie des risques et des instruments de couverture et l’analyse des attentes des acteurs du secteur agricole en matière d’assurance agricole afin de parvenir à des proposition d’options d’assurances de couverture des risques. Aussi, les deux premières phases de l’étude ont fait ressortir quatre principaux constats, à savoir la forte exposition du secteur agricole aux risques climatiques et la nécessité de réformer le programme de garantie sécheresse. Mais également, le grand intérêt manifesté par les agriculteurs en matière d’assurance agricole, notamment l’assurance récolte multirisque climatique, l’assurance paramétrique et l’assurance bétail. Et enfin, le dernier constat est que l’intervention de l’Etat, jusque-là concentrée sur des instruments post-sinistre, doit évoluer vers des instruments d’atténuation et de transfert des risques au secteur des assurances. Le secteur agricole est confronté à une multitude de risques, parmi lesquels ceux liés aux aléas climatiques, aux maladies sanitaires et phytosanitaires et aux fluctuations des marchés. «Notre enjeu est de poursuivre la mise en œuvre des orientations stratégiques du Plan Maroc Vert, notamment à travers la maîtrise de la dimension risque et la mise en place d’un système d’assurance agricole permettant d’améliorer le climat des affaires du secteur, et ce en adoptant une approche différenciée, adaptée à chaque type d’acteur et visant autant l’agriculture performante et rentable que la petite agriculture», a expliqué M. Akhannouch. Et de poursuivre : «Les phases 3 et 4 de l’étude, actuellement en cours d’élaboration, vont nous permettre de proposer, très prochainement, un dispositif d’assurances à même de répondre aux attentes des acteurs du secteur agricole».

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